Nadia Fettah a insisté sur l’enjeu pour le Maroc de construire une régulation équilibrée, proportionnée, évolutive, qui protège les investisseurs et préserve l’intégrité du système économique et financier.
Criminalité financière : La participation du Maroc à la 5ème édition de la conférence ministérielle « No Money for Terror » a été marquée par le renforcement du partenariat bilatéral avec la France à travers la signature d’un accord de coopération entre l’ANRF et Tracfin pour renforcer la lutte contre la criminalité financière à l’échelle internationale. Un rapprochement salué par le président français Emmanuel Macron qui le qualifie d’illustration concrète de la coopération continue entre les deux pays face aux défis du financement du terrorisme.
Le Maroc réaffirme à Paris son engagement dans la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme. Intervenant dans le cadre de la 5ème édition de la conférence ministérielle « No Money for Terror », Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances, a souligné l’importance d’une régulation équilibrée au service de l’intégrité économique et de l’attractivité des investissements. « Pour le Maroc, la lutte contre les flux financiers illicites n’est pas une contrainte externe, mais plutôt une décision nationale, souveraine, pleinement intégrée aux priorités et aux orientations du Nouveau modèle de développement (NMD) », peut-on relever de la ministre. A cet égard, Nadia Fettah a insisté sur l’enjeu pour le Maroc de construire une régulation équilibrée, proportionnée, évolutive, qui protège les investisseurs et préserve l’intégrité du système économique et financier. La participation du Maroc à cette cinquième conférence ministérielle, organisée dans le cadre de la présidence française du G7, représente également une occasion pour renforcer le partenariat entre le Royaume et l’Hexagone.
A cet effet, Nadia Fettah s’est entretenue avec son homologue français Roland Lescure autour du partenariat stratégique maroco-français.Une rencontre marquée par la signature, en présence des deux ministres, d’un accord de coopération entre le président de l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), Jawhar Nfissi, et le directeur général de l’organisme français de renseignement financier « Tracfin », Antoine Magnant. Cette signature s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la criminalité financière. Elle traduit également l’engagement constant du Maroc en faveur de la mise en conformité de son dispositif national avec les standards internationaux, ainsi que du renforcement de la coordination et de la coopération internationales dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le rapprochement établi entre le Maroc et la France a été salué par Emmanuel Macron, et ce lors de la clôture de cette 5ème édition de la conférence ministérielle « No Money for Terror ». Le président français a mis l’accent, dans son discours, sur la nécessité pour les pays engagés dans ce processus de poursuivre la mobilisation et la coopération afin de faire obstacle aux organisations terroristes structurées et financées à l’échelle internationale. Pour lui, la signature, à l’occasion de cette conférence, de l’accord entre Tracfin et l’ANRF constitue l’illustration la plus éloquente que ce travail continue. Le président français a, par ailleurs, mis en garde contre les risques de détournement des innovations financières à des fins de financement du terrorisme, notamment les crypto actifs et les liens entre criminalité organisée et financement des organisations terroristes, ainsi que sur les enjeux de stabilisation et de ré-inclusion économique des territoires confrontés à l’emprise terroriste. Pour rappel, cette 5ème édition de « No Money For Terror » a réuni à Bercy plus de 80 délégations internationales engagées dans la lutte contre le financement du terrorisme. Elle s’inscrit dans la continuité de l’initiative lancée par le président français à Paris en 2018, puis poursuivie à Melbourne en 2019, New Delhi en 2022 et Munich en 2025. Elle marque un temps fort de la filière Finances de la présidence française du G7, qui fait de la lutte contre la criminalité financière l’une de ses priorités.










