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Un appui financier conséquent engagé depuis 2008 : La BAD au cœur de la modernisation de l’agriculture marocaine

© D.R

La Banque africaine de développement figure parmi les principaux bailleurs ayant accompagné l’agriculture marocaine dans son élan de transformation.

Chaînes de valeur agricoles  : Soutenant activement la transformation de l’agriculture marocaine, la Banque africaine de développement s’impose comme un partenaire clé de la transition vers un modèle agricole plus moderne, résilient et inclusif. À travers des financements structurants et un appui stratégique aux politiques publiques, l’institution accompagne le Maroc dans la modernisation des chaînes de valeur, la gestion durable des ressources en eau et le développement des zones rurales.

Le Maroc s’engage dans une transformation profonde de son agriculture vers un modèle de précision, plus résilient et inclusif, face aux défis du changement climatique, du stress hydrique et de la volatilité des marchés. Soutenue par le Groupe de la Banque africaine de développement, cette dynamique s’appuie sur la modernisation des filières, l’amélioration de la gestion de l’eau et le renforcement de l’inclusion des jeunes et des femmes rurales. L’objectif étant de bâtir un secteur agricole plus compétitif, durable et créateur de valeur pour l’ensemble des territoires. « Bâtir une agriculture de précision durable et résiliente : telle est notre ambition. De la montée en capacité et en gamme des chaînes de valeur à l’émergence d’une classe moyenne, en passant par la préservation des ressources, nous accompagnons l’accélération de cette transition décisive dans le cadre d’un partenariat d’excellence avec le Maroc », souligne Achraf Tarsim, responsable-pays du Bureau de la Banque pour le Maroc.
La Banque africaine de développement figure parmi les principaux bailleurs ayant accompagné l’agriculture marocaine dans son élan de transformation. Le Groupe a en effet financé deux politiques phares du secteur. Citons en premier le Plan Maroc Vert. La contribution de la BAD à cette stratégie lancée en 2008 s’élève à environ 500 millions de dollars. Elle marque en effet la première phase de la modernisation de l’agriculture marocaine. Cette première feuille de route a permis ainsi de structurer les chaînes de valeur agricoles, de moderniser les exploitations et de stimuler l’investissement privé, avec près de 950 millions de dollars d’investissements complémentaires mobilisés. 366.000 hectares ont ainsi été convertis à l’irrigation localisée et près de 3.300 emplois directs ont été créés dans ce secteur qui représente plus de 75% de l’emploi rural. Dans cette continuité, la Stratégie Génération Verte 2020-2030 renforce l’accent mis sur le capital humain, l’inclusion des jeunes et des femmes et la durabilité des systèmes agricoles, en opérant un passage d’une logique de production à une logique de création de valeur.

200 millions d’euros pour des chaînes de valeur agricoles compétitives et intégrées

Pour la BAD, la transformation du secteur agricole repose sur la montée en capacité et en gamme des filières, ainsi que sur leur intégration dans des chaînes de valeur mondiales. Le développement des pôles agro-industriels (agropoles) et des plateformes de valorisation a permis de mieux lier production, transformation et marchés. Dans ce cadre, le Groupe a financé le Programme d’appui au développement inclusif et durable des filières agricoles, à hauteur de 200 millions d’euros. Ce programme vise à créer des emplois ruraux grâce au développement de chaînes de valeur inclusives, tout en améliorant la gouvernance et la durabilité des filières. Il participe également à l’objectif de porter les exportations agricoles à 45 milliards de dirhams (environ 4,1 milliards d’euros) d’ici 2030, à mobiliser plus de 4 milliards de dirhams (environ 370 millions d’euros) d’investissements privés et à générer des dizaines de milliers d’emplois pour les jeunes et les femmes en milieu rural.

252 millions d’euros pour une agriculture résiliente

Face à la répétition des épisodes de sécheresse et à l’instabilité climatique, le Groupe de la Banque a soutenu le Programme de développement d’une céréaliculture compétitive et résiliente, financé à hauteur de 199 millions d’euros. «Ce programme accompagne près de 980.000 agriculteurs en améliorant la productivité, la gouvernance des filières et l’adoption de systèmes de production plus économes en ressources naturelles. Il vise également une réduction de 20% des importations de céréales à l’horizon 2030, tout en contribuant à l’augmentation des revenus agricoles», rappelle la BAD dans ce sens. Il est à souligner que le Maroc a fait de la gestion de l’eau un enjeu central de la modernisation agricole. Un engagement incarné par le Programme national d’économie d’eau d’irrigation auquel la BAD contribue à hauteur de 53 millions d’euros. Ce dispositif a permis la conversion de plusieurs centaines de milliers d’hectares vers l’irrigation localisée. Il a permis de moderniser 45.000 hectares dans les zones couvertes par le projet et ce grâce à des systèmes d’irrigation plus performants. Des investissements ayant favorisé des économies d’eau en moyenne de l’ordre de 10 à 15%.

214 millions d’euros pour une meilleure inclusion des zones rurales

La BAD appuie également le Maroc à réussir le pari d’inclusion rurale, et ce conformément à la vision agricole qui intègre les dimensions humaine et sociale dans le process de transformation de l’agriculture marocaine. A cet égard, le Groupe a financé à hauteur de 100 millions d’euros le Programme d’entrepreneuriat agricole inclusif en faveur des femmes et des jeunes. Ce projet soutient la création d’activités économiques rurales, l’accès au financement et l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles. Pour sa part, le Programme de développement des zones agricoles et rurales vulnérables, financé pour 114 millions d’euros, a permis d’améliorer les conditions de vie d’agriculteurs opérant dans près de 14.000 exploitations agricoles. Il contribue à l’émergence d’une classe moyenne rurale, tout en renforçant les capacités des coopératives et des organisations agricoles.

84 millions d’euros pour le développement des zones forestières

Au-delà de l’agriculture, l’institution panafricaine de développement soutient une gestion durable des ressources naturelles à travers le Programme de développement des zones forestières. Financé à hauteur de 84 millions d’euros, ce dispositif vise à renforcer la résilience climatique, notamment par l’amélioration du cycle de l’eau, la valorisation des ressources forestières et le développement de chaînes de valeur forestières et aquacoles. Il bénéficiera à plus de 6 millions de personnes dans les zones rurales ciblées. Il inclut également la promotion de l’entrepreneuriat forestier et aquacole, la restauration des terres et le renforcement des capacités institutionnelles en matière de gouvernance environnementale.

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