Un nouveau «mindset» pour le numérique s’impose

Un nouveau «mindset»  pour le numérique s’impose

A l’ère des progrès fulgurants dans le domaine technologique

L’IA fait déjà l’objet de toutes les convoitises. Elle figure dans la stratégie nationale de 60 pays. Dans ce contexte, le Maroc aspire à mettre la transformation numérique au service des objectifs de développement industriel, financier et social.

A l’ère du tout numérique, le digital s’inscrit comme une des premières nécessités. Il est devenu aussi un élément incontournable pour le fonctionnement de l’économie. Cela a été prouvé avec la crise de Covid-19 où il s’est révélé comme un outil vital pour la pérennité d’un grand nombre de structures. Le recours massif au télétravail et aux services à distance a démontré l’efficacité du digital dans les situations de crise. Pour mesurer les opportunités liées à la transformation numérique, il suffit d’évaluer le potentiel de croissance qu’il offre. Les technologies de pointe (haut débit, Cloud computing, Internet des objets, Big Data, e-commerce, intelligence artificielle (IA), robotisation, impression 3D, drones, édition génétique, nanotechnologies…) peuvent générer 3.200 milliards de dollars à l’horizon 2025, contre 350 milliards de dollars actuellement, selon la Cnuced. Cette marge grandissante explique l’intérêt porté par plusieurs pays au numérique et la place qu’ils accordent aux technologies de pointe dans leur stratégie de développement. L’IA par exemple fait déjà l’objet de toutes les convoitises. Elle figure dans la stratégie nationale de 60 pays.

Dans ce contexte, le Maroc aspire à mettre la transformation numérique au service des objectifs de développement industriel, financier et social. Et ce pour assurer l’inclusion sociale de sa population et garantir la connectivité des territoires. Cette transition devra être accompagnée par une infrastructure numérique adéquate et infaillible, la formation de ressources humaines dans le digital, la vulgarisation de l’outil numérique et l’émergence d’une économie prometteuse dans le secteur du numérique. C’est dans ce sens que le pays pourra passer à la vitesse supérieure et assurer sa compétitivité et son attractivité économique. Dans le nouveau modèle de développement, le Maroc s’est fixé des objectifs ambitieux dans le domaine du numérique, inclus dans tous les secteurs d’activité stratégiques. Il s’agit au niveau des infrastructures numériques de rejoindre le Top 50 à l’horizon 2030. Il est question aussi de faire partie du Top 30 à l’horizon 2030 dans le classement de l’indice mondial des données ouvertes. Et ce n’est pas tout, le pays ambitionne d’élever le ratio «économie numérique/PIB» de 5% à l’horizon 2030. A cela s’ajoute le capital humain dans le secteur du numérique avec l’objectif de former 11.000 jeunes par an dans toutes les spécialités confondues, ce qui permettra d’arriver à 50.000 compétences à l’horizon 2035. En matière d’investissement, le nouveau modèle de développement préconise que 10% d’IDE soient investis dans les domaines prioritaires du numérique.
Le Maroc actuellement assoit les bases de cette profonde transformation ouvrant dans ce sens un nouveau chapitre dans ses stratégies de politiques publiques. A travers ce spécial nous allons tenter de braquer les projecteurs sur cette nouvelle stratégie et voir quels sont les impératifs essentiels à sa mise en œuvre.
Dans une perspective orientée vers l’avenir, il s’agira aussi de mettre en lumière les tendances du futur, les infrastructures nécessaires au déploiement du numérique au Maroc ainsi que les compétences humaines qu’il requiert.

Vers une nouvelle stratégie

Une nouvelle feuille de route pour le numérique s’impose. D’ailleurs le dernier rapport accompagnant le projet de loi de Finances fait référence à des projets qui devraient «être centrés sur les priorités du Maroc, à savoir la compétitivité économique des entreprises, la mise à niveau de l’administration et le renforcement de l’inclusion sociale (Santé, éducation, finance …)» ajoutant par ailleurs que pour faire face au caractère mouvant de l’économie digitale, une politique de régulation devrait être définie. «Le caractère multidimensionnel de l’économie digitale rend nécessaire la mise en place d’un cadre de régulation défini non plus par secteur mais selon une approche transversale impliquant la coopération entre les différents organes sectoriels impliqués. L’écosystème des startups au Maroc est un gisement d’innovation. Ce potentiel permettrait de créer un marché local capable de développer des services numériques adaptés aux besoins de la population. L’exploitation de marché serait porteuse de création de valeurs sur les plans économique et social.

 

 

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