Le Cluster Maintenance 4.0 prévoit le déploiement, sur les douze prochains mois, d’un programme complet d’activation.
Digitalisation : En fédérant acteurs publics, privés et académiques autour d’un référentiel inédit, ReliX ambitionne de faire du Maroc un moteur de la fiabilité industrielle en Afrique et d’accompagner la transition vers une industrie plus performante, durable et résiliente.
Le Cluster Maintenance 4.0 lance officiellement ReliX. Ce nouveau concept et mouvement industriel a été conçu pour réinventer la fiabilité des sites industriels au Maroc à l’ère de l’intelligence artificielle et de la digitalisation. Porté par les acteurs publics, privés et académiques du Cluster, ReliX se présente comme une catégorie inédite à l’intersection de la maintenance, de la digitalisation, de la culture de la fiabilité et de la durabilité.
«Le lancement de ReliX s’inscrit dans la dynamique du Maroc comme hub industriel régional. En faisant émerger une catégorie née sur son sol, le pays affirme sa capacité à produire ses propres référentiels technologiques et à les diffuser au-delà de ses frontières», explique le Cluster 4.0. Et de poursuivre que «ReliX est conçu pour s’exporter progressivement vers l’ensemble du continent africain, en s’appuyant sur des partenariats industriels, académiques et institutionnels». Ce nouveau concept est en effet né d’une écoute approfondie auprès des industriels marocains. «Le constat est sans appel : la fiabilité industrielle est restée à la traîne des autres révolutions digitales, alors même que la donnée, l’intelligence artificielle et les jumeaux numériques sont aujourd’hui matures et accessibles. En parallèle, une nouvelle génération d’ingénieurs marocains se forme à ces technologies, mais peine à les déployer dans des sites pensés il y a plusieurs décennies», relève-t-on du Cluster. Et de préciser que «c’est pour combler cet écart et donner un cap nouveau à toute une filière que le Cluster Maintenance 4.0 ouvre, à travers son nouveau mandat, la catégorie ReliX».
Dans les détails, ReliX repose sur un cadre propriétaire «l’Hexagon». Il est ainsi structuré autour de six vecteurs interconnectés : Percevoir, Prédire, Prescrire, Performer, Personnes et Planète. Ce cadre est complété par un modèle de maturité en cinq niveaux, allant du site réactif au site autonome, et par un code en sept principes qui en définit l’ADN culturel. «Ensemble, ces trois couches forment un référentiel commun, capable de structurer les démarches de fiabilité de tout site industriel, quelle que soit sa taille ou son secteur», explique le Cluster. Et de préciser que « ReliX se veut un mouvement. Il s’adresse aux industriels, aux écoles d’ingénieurs, aux universités, aux startups et aux experts qui souhaitent contribuer à l’émergence d’une fiabilité conçue pour le contexte africain : combinant excellence opérationnelle, montée en compétence des talents locaux et performance environnementale».
Le Cluster Maintenance 4.0 prévoit le déploiement, sur les douze prochains mois, d’un programme complet d’activation. Il sera articulé autour d’une série de podcasts mensuels, des webinaires thématiques, des master class d’experts, des chapitres communautaires en Afrique du Nord, de l’Ouest et de l’Est, ainsi qu’un sommet annuel «le ReliX Summit Africa» dont la première édition est en cours de préparation. Pour rappel, le Cluster Maintenance 4.0 fédère les industriels, les institutions académiques et les acteurs technologiques engagés dans la transformation de la maintenance et de la fiabilité au Maroc. Il a pour mission de stimuler l’innovation, de structurer la filière et de positionner le Maroc comme un pôle de référence en maintenance industrielle avancée à l’échelle africaine.










