Un prêt de 450 millions de dollars pour le secteur public

Un prêt de 450 millions de dollars  pour le secteur public

Un nouveau soutien de la Banque mondiale pour la modernisation et les réformes

«Pour les citoyens marocains, la qualité et la transparence des services publics sont une priorité fondamentale de développement qui permettra de favoriser la confiance et d’améliorer la rapidité et la qualité des procédures administratives».

La Banque mondiale réitère son appui au processus de modernisation du secteur public enclenché par le Maroc. Son conseil d’administration vient d’approuver un prêt de 450 millions de dollars pour soutenir les réformes clés implémentées par le Maroc en matière de gouvernance, et ce conformément à la stratégie gouvernementale visant la modernisation du secteur public. «Pour les citoyens marocains, la qualité et la transparence des services publics sont une priorité fondamentale de développement qui permettra de favoriser la confiance et d’améliorer la rapidité et la qualité des procédures administratives, comme recommandé dans le diagnostic du nouveau modèle de développement», indique Jesko Hentschel, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb.

S’appuyant sur les précédents programmes de gouvernance de la Banque mondiale au Maroc, le Programme pour les résultats de la performance du secteur public (ENNAJAA) vise à améliorer la performance et la transparence des opérations gouvernementales et des prestations de services. «Ce programme soutiendra des mesures clés pour aider à maximiser l’impact de la stratégie du gouvernement et à moderniser le modèle de prestations de l’administration publique», peut-on relever de M. Hentschel. Le programme s’articule autour de trois axes.

Le premier vise à améliorer l’efficacité et la transparence des dépenses publiques et à parfaire la manière dont les ressources sont allouées. Se référant à Klaus Decker, co-chef d’équipe et spécialiste principal du secteur public, «la lutte contre les dépenses publiques inefficaces est une priorité pour le gouvernement du Maroc». Le responsable indique à cet effet que l’objectif des réformes soutenues dans ce domaine est d’établir un lien entre les budgets alloués et l’obtention de résultats tangibles, et de promouvoir le programme de régionalisation. «Il s’agit également d’accroître l’accès aux opportunités de passation de marchés pour les micro et moyennes entreprises, notamment grâce à la passation électronique des marchés publics et à une transparence accrue des données sur ces mêmes marchés, afin de garantir un meilleur ‘rapport qualité-prix’ des services publics», précise-t-il. L’amélioration du recouvrement des recettes et le respect des obligations fiscales s’érigent en effet comme deuxième axe de ce programme. Ce volet tient compte d’un bon nombre de contraintes auxquelles font face les administrations publiques aussi bien au niveaux local que central. Elles sont en effet confrontées à des politiques fiscales complexes qui conduisent à un système de contrôle fiscal sporadique se traduisant par des écarts fiscaux importants qui, à leur tour, réduisent la capacité de financement des principaux programmes de développement.

A cet égard, le programme visera à simplifier le cadre existant en matière de fiscalité locale et à tirer parti des mécanismes de contrôle visant à élargir l’assiette fiscale. Le troisième axe de ce dispositif vise à améliorer les fondements de la transformation numérique. L’accent est ainsi mis sur la connectivité numérique des administrations gouvernementales. Le but étant de leur permettre de fournir aux utilisateurs un accès intégré aux services publics, ainsi que la production et la publication de données sur un principe d’accès ouvert à tous.

Il s’agit là de catalyseurs fondamentaux pour la transformation numérique du gouvernement marocain et les programmes de prestations de services centrés sur le citoyen. «Ce programme soutient l’opérationnalisation d’une plateforme numérique du gouvernement central qui relie entre elles les administrations et leurs citoyens. Dans le même temps, il favorisera l’agenda des données ouvertes en augmentant considérablement le nombre d’ensembles de données publiques gratuites et accessibles à tous», apprend-on d’Arthur Foch, co-chef d’équipe et spécialiste principal du développement numérique.
Il est à rappeler que le Maroc s’est engagé au cours des dernières années dans des réformes à long terme et de grande envergure pour améliorer la performance globale du secteur public et promouvoir l’engagement entre les citoyens et l’État.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *