Une contribution de 2 MMDH allouée par le Fonds Hassan II

Une contribution de 2 MMDH allouée par le Fonds Hassan II

Elle représente le quart des financements du programme intégré dédié aux entreprises

Le compte d’affectation spéciale «Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat» est constitué désormais de 8 milliards de dirhams. Un montant complémentaire s’ajoute à ce fonds public- privé de soutien à l’entrepreneuriat. Il s’agit de deux milliards de dirhams qui seront apportés par le Fonds Hassan II pour le développement économique en vue de soutenir des projets d’entrepreneuriat dans le monde rural.

Cette contribution, en application aux Hautes instructions royales, a fait l’objet de l’une des deux conventions signées devant le Souverain vendredi 31 janvier 2020. Ces signatures interviennent quelques jours après le lancement du programme intégré d’appui et de financement des entreprises dont l’une de ses dispositions est la création du fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat doté d’une enveloppe de 6 milliards de dirhams co-financé par l’Etat et les banques.

L’enveloppe budgétaire de 2 milliards de dirhams à taux zéro représente le quart des financements de ce programme intégré. Tel qu’elle a été présentée lors de cette audience, cette contribution du Fonds Hassan II a permis de faire baisser le taux d’intérêt dans le cadre de ce programme impulsé par SM le Roi à un niveau historiquement bas, plafonné à 1,75%. Les projets qui seront financés sont ceux des petites ou très petites entreprises, qu’elles soient agricoles ou non agricoles, des auto-entrepreneurs ou des jeunes porteurs de projets, des jeunes entreprises innovantes et des petites exploitations agricoles (personnes physiques ou personnes morales).

L’activité en question peut être une création nouvelle ou une reconversion significative de l’exploitation, ou encore un investissement innovant ou permettant une modernisation de l’activité. Sont également éligibles les futurs projets d’investissement dans le cadre de l’opération de Melkisation des terres collectives. Outre la convention relative à la contribution du Fonds Hassan II pour le financement de l’entrepreneuriat dans le monde rural, un autre accord a été signé lors de cette cérémonie. La deuxième convention porte, en effet, sur la mise en œuvre du financement accordé pour l’entrepreneuriat dans le monde rural «Al Moustatmir Al Qarawi».

Ils ont dit

Dounia Ben Abbas Tâarji, présidente du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social

«Un mécanisme de suivi attentif sera déployé»

Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social est un instrument créé pour accompagner des actions structurantes pour l’économie et la société marocaines. Le Fonds se mobilise en faveur de la création d’emplois et de l’inclusion économique dans toutes les régions du Royaume. Pour nous assurer que la mise en place de ces financements permettra d’avoir un impact réel sur le monde rural et contribuera à l’émergence de cette classe moyenne rurale pour laquelle les Hautes instructions royales ont appelé à réunir les conditions favorables, un mécanisme de suivi attentif sera déployé. Avec l’aide de la Caisse centrale de garantie, toutes les informations relatives au fonctionnement et aux réalisations des financements accordés seront examinées régulièrement. Le Fonds suivra en particulier les indicateurs sur le nombre d’emplois créés, le nombre de porteurs de projets ou d’entreprises accompagnés et ou financés, ainsi que la répartition régionale, sectorielle et par genre. Ces éléments permettront aux banques d’ajuster leurs propositions pour répondre de la façon la plus efficace possible aux besoins du monde rural.

Najmeddine Redouane, président du directoire d’Al Barid Bank

«Les banques effectueront des missions d’encadrement»

Les banques feront tout leur possible pour attirer un maximum d’entrepreneurs et de projets. Elles effectueront des missions d’encadrement auprès des porteurs d’idées novatrices, pour faciliter leur intégration financière et réussir à faire fructifier leurs projets, mettant notamment l’accent sur l’investissement de sorte à ce que chaque région du Royaume puisse offrir des opportunités d’emploi à ses jeunes. Al Barid Bank et le Crédit Agricole du Maroc disposent d’un large réseau d’agences dans le monde rural, en plus des agences ambulantes et des solutions de mobile banking qui faciliteront l’accès de ces jeunes, où qu’ils soient, aux services bancaires.

Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration

«Les banques accorderont des crédits à un taux de 1,75% aux porteurs de projets»

La particularité des conventions signées,  c’est qu’elles sont dédiées au monde rural. Le mécanisme impulsé par Sa Majesté le Roi consiste en un refinancement des banques qui vont accompagner l’entrepreneuriat dans le monde rural à 0%. Les banques, à leur tour, vont accorder des crédits à un taux de 1,75% aux porteurs de projets, ce qui constitue un effort extrêmement important et un encouragement sans précédent dans l’histoire du Maroc pour accompagner le monde rural. L’objectif étant bien évidemment de réduire les disparités territoriales, de rapprocher le niveau de vie dans le monde rural de celui en milieu urbain, et de faire en sorte que ça soit conforme aux Hautes orientations de Sa Majesté  le Roi en matière de création d’une classe moyenne rurale.

Tarik Sijilmassi, président du directoire du Crédit Agricole
du Maroc

«Trois catégories de populations rurales concernées»

Cette opération va concerner trois catégories de populations rurales. La première catégorie est constituée des jeunes agriculteurs, porteurs de projets agricoles et des futurs bénéficiaires de l’opération de Melkisation des terres collectives. La deuxième catégorie concerne les anciens agriculteurs qui veulent améliorer leur agriculture. Le champ est toujours ouvert pour ces anciens agriculteurs à condition qu’ils présentent des projets nouveaux et innovants. La nouveauté peut consister en la reconversion de la terre, la plantation de nouvelles cultures à meilleure valeur ajoutée, une modernisation des techniques de culture, ou encore un investissement innovant (utilisation des énergies alternatives). La troisième catégorie a trait aux porteurs de projets non agricoles mais se trouvant en milieu rural.

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