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Une croissance de 3,4% prévue pour 2023

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Elle serait en amélioration de 2% comparé à 2022

Des perspectives positives de l’économie se tracent, et ce en marge de l’adoption du projet de loi de Finances 2024. Les prévisions anticipées tiennent en effet compte d’un redressement de la valeur ajoutée agricole ainsi qu’un retour de croissance du secteur secondaire.

L’année 2023 devrait connaître une reprise de la croissance pour se situer autour de son niveau moyen d’avant la pandémie. Une anticipation faite dans le cadre du rapport économique et financier qui accompagne le projet de la loi de Finances 2024. La croissance économique devrait ainsi s’articuler autour de 3,4 % en 2023, en hausse de 2 % par rapport à 2022. Une reprise qui serait portée par un redressement de la valeur ajoutée agricole. « Après une récolte céréalière 2021/2022 faible de l’ordre de 33,4 millions de quintaux, la récolte de 2022/2023 qui s’élève à 55,1 millions de quintaux, la récolte de 2022/2023 qui s’élève à 55,1 millions de quintaux constitue une amélioration relative », peut-on lire dans ce sens. Et de poursuivre que « l’accélération de la croissance devrait aussi bénéficier au retour à la croissance du secteur secondaire, après la légère contraction en 2022 et de la consolidation de la croissance du secteur des activités tertiaires ».

En établissant une vue d’ensemble sur la dynamique économique au titre de l’exercice 2023, il ressort que la consommation des ménages aurait bénéficié du comportement globalement positif des indicateurs de revenu. Citons dans ce sens les crédits à la consommation qui ont affiché une progression de 1 % à fin août 2023 ou encore les transferts des MRE qui se sont améliorés de 7,2 % sur ladite période. A cela s’ajoute la création de 112.000 emplois rémunérés au deuxième trimestre 2023 ainsi que l’atténuation progressive de la hausse des prix enregistrée depuis mars dernier. De même, une amélioration de la dynamique d’investissement a été observée depuis le début de l’année. Elle est en effet portée par le comportement favorable des importations des biens d’équipement et des crédits à l’équipement. On relève dans ce sens des hausses respectives de 16,6 et de 9,3 % à fin août. Se référant au rapport économique, l’amélioration de la dynamique d’investissement se justifie par l’évolution des dépenses d’équipement du budget général de l’Etat. Ces dernières ont affiché un accroissement de 25,4 % à fin septembre. Pour ce qui est de l’inflation, un fléchissement a commencé à s’opérer en 2023.

Toutefois, le taux demeure à des niveaux élevés. « Un pic d’inflation mensuel a été atteint en février 2023 où le taux d’inflation par rapport à février 2022, qui correspond au début du déclenchement de la crise en Ukraine, a atteint 10,1 %. Ce taux a commencé à décélérer à partir du mois suivant pour atteindre finalement 4,9 % en juillet 2023 et stagné autour de 5 % en mois d’août », peut-on relever à ce propos. Outre le volet prévisionnel, le rapport économique et financier qui accompagne le projet de loi de Finances 2024 met l’accent sur les facteurs clés de résilience de l’économie nationale. Le Maroc se fixe en effet comme priorité de consolider la dynamique du développement agricole notamment en consolidant les acquis du développement agricole dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole « Génération Green ». La nouvelle vision tend en effet à relever les défis majeurs auxquels est confronté le secteur agricole marocain, notamment en termes de promotion du capital humain agricole et l’adaptation aux contexte climatiques changeant et l’accélération de la transition vers un modèle de développement agricole plus durable. Le Maroc s’apprête par ailleurs à franchir un nouveau palier dans le processus d’industrialisation.

Les nouvelles filières qui émergent dans la sphère industrielle accéléreront la transformation structurelle du Maroc. De plus, l’avènement de la charte de l’investissement et l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’investissement constituent de nouveaux leviers pour une impulsion réelle de l’investissement industriel. L’industrie marocaine devrait également tirer profit de son verdissement. De même, le raccourcissement des chaînes de valeur mondiales serait porteur de nouvelles opportunités aussi bien pour le secteur que pour l’économie nationale. La convergence économique des territoires est également érigée en priorité. L’ambition étant de mobiliser le plein potentiel des régions et de renforcer leur contribution dans la création de richesse.