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Une étude de PwC en décrypte les priorités: 78% des directeurs financiers confiants pour 2023

Malgré l’incertitude, la transformation demeure un enjeu des directions financières. (D.R)

Maintenir le cap »
Le cabinet d’audit et de conseil PwC au Maroc vient de rendre publique son étude consacrée aux priorités des directions financières au Maroc en 2023 sous le thème «Garder le cap face à l’incertitude».

Exposer les principaux enjeux et défis liés à l’organisation globale et interne de la fonction «finance», dans un contexte mouvant. C’est l’approche adoptée par une étude réalisée par PwC auprès de plus de 50 directions financières de différentes entreprises opérant dans 10 secteurs d’activité.

Ainsi, trois axes prioritaires en ressortent. Il s’agit d’améliorer le pilotage de la performance dans l’incertitude, faire évoluer les compétences des collaborateurs pour répondre aux nouveaux enjeux et intégrer la dimension RSE dans la fonction finance. «Situation géopolitique tendue, tendances macroéconomiques incertaines, retour de l’inflation, crise de l’énergie, sont autant de marqueurs qui font de 2023 une année incertaine», indique cette analyse précisant par ailleurs que les directeurs financiers sont confiants sur les perspectives de croissance de leurs entreprises sur l’année à venir (78%) et sur un horizon de 3 ans avec un taux affiché en croissance de deux points, atteignant 80%. «Les entreprises, quelle que soit leur taille, naviguent entre deux eaux. Elles continuent encore de bénéficier des acquis de croissance générés par la reprise de 2022, soutenue par les aides gouvernementales.
Cependant les problèmes liés à la progression des coûts de production induits par la crise géopolitique en Europe pèsent sur leur activité», souligne la même analyse. Il s’avère dans ce sens que la gestion du cash, la maîtrise des risques et le pilotage de la performance sont les principales priorités identifiées par des directions financières au Maroc. Cette étude retient aussi le contexte inflationniste comme principal risque. «Afin de sécuriser leur rentabilité, la mise en œuvre d’action d’efficacité pour compenser l’impact sur la marge (34%), suivi de la répercussion sur les prix de vente (30%) sont les principaux leviers identifiés par les directions financières.

En effet, dans un environnement où le pouvoir d’achat est limité, la répercussion sur le prix de vente ne peut être envisagée comme réponse systématique. Par ailleurs et compte tenu des difficultés d’approvisionnement, le levier «pressions sur les fournisseurs» reste faiblement utilisé (21%)», explique ladite étude. De même, les dispositifs prévisionnels sont considérés «encore trop lourds et pas assez outillés», selon la même source. Il s’avère que près de 14% des répondants sont insatisfaits de leur processus budgétaire et 70% souhaitent faire évoluer leur approche budgétaire dans un avenir proche. Pour ce qui est de la transformation de la fonction finance par la data, les directions financières affichent clairement la volonté d’y parvenir, en particulier pour gagner en efficacité et apporter davantage de valeur aux métiers afin de jouer pleinement leur rôle de Business Partner.

Dans cette perspective, 92% des directions financières envisagent d’investir dans la digitalisation de la fonction finance à court terme. Selon ladite étude, les technologies qui feront l’objet d’investissements prioritaires en 2023 sont les projets de dématérialisation ainsi que les projets de digitalisation. Dans ce schéma, le facteur humain reste indispensable. Ainsi de nouvelles compétences sont désormais nécessaires au sein des directions financières. «La guerre des talents fait rage parmi les entreprises pour former ou recruter de nouveaux profils. 82% des directions financières ont une idée claire sur leurs besoins à court et à moyen termes. Ce sont les compétences numériques (Data), IT et RSE qui sont à développer en priorité», argumente la même source.

C’est le titre de la boite

Intégration de nouveaux indicateurs non financiers

Paradigme.»

Pour Mohamed Rqibate, associé responsable des activités d’audit chez PwC Maroc, «cette étude affirme clairement la volonté des directeurs financiers de faire évoluer de manière drastique leurs processus afin de gagner en agilité. Par ailleurs, une nouvelle vision de la direction financière se dessine autour d’enjeux humains et RSE». Dans ce sens, le changement de paradigme impose l’intégration de nouveaux indicateurs non financiers. Pour les auteurs de cette analyse, «l’objectif de ce reporting extra-financier est de faire en sorte que les différentes parties prenantes disposent des informations nécessaires pour évaluer les risques et les opportunités ESG liés aux activités d’une entreprise. Notre étude a révélé que 54% des grands groupes interrogés publient un rapport extra-financier face à 28% d’entreprises de tailles intermédiaire et réduite».

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