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Une force d’attractivité à l’international : Le label «Moroccan Heritage» contre l’usurpation du patrimoine culturel

Une force d’attractivité à l’international : Le label «Moroccan Heritage» contre l’usurpation du patrimoine culturel

La Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) avait lancé récemment un projet de développement d’un espace gaming géant (jeux d’énigmes, animations complémentaires) au Musée du Cinéma d’Ouarzazate.

Le patrimoine culturel marocain fait des envieux. Victime de plusieurs tentatives d’appropriation, ce patrimoine dispose désormais d’un label baptisé «Moroccan Heritage». De l’artisanat, en passant par les savoir-faire traditionnels, la gastronomie, sans oublier la couture et les arts toutes catégories confondues, ainsi que les traditions orales, l’inventaire du patrimoine immatériel du Maroc traduit la richesse et la diversité du Royaume. Le ministère de la culture mène aussi des études d’inventaire sur la gastronomie et les pratiques culinaires traditionnelles marocaines, les savoirs artisanaux liés à la couture traditionnelle du caftan ainsi que les savoirs et savoir-faire liés aux arts décoratifs comme le plâtre et le bois.

Encourager le tourisme culturel

La création du Label «Moroccan Heritage» par le ministère de la culture a pour but de préserver ce patrimoine à travers son inscription à l’aide des mécanismes de la propriété intellectuelle, de le promouvoir à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc, de permettre la création d’une économie de la culture et d’encourager le tourisme culturel. Un comité consultatif, composé d’experts spécialisés, se chargera d’assurer l’approbation des demandes de reconnaissance du patrimoine culturel immatériel marocain afin de le préserver contre divers types de vol et d’usurpation commerciale. Son usage à l’étranger devra se faire après l’accord du Maroc et avec une contrepartie financière.

Visite virtuelle et «gaming»

L’implémentation d’un projet de numérisation de tous les sites historiques permettra de promouvoir ce patrimoine auprès des jeunes générations tout en le protégeant. Une application électronique «Route des Empires» a d’ailleurs été lancée par le ministère de la culture en partenariat avec l’ambassade de France et le Centre Jacques Berque, afin de numériser les sites historiques et permettre aux utilisateurs de faire une visite virtuelle en 3D de plusieurs de ces sites. Sur ce même créneau, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) avait lancé récemment un projet de développement d’un espace gaming géant (jeux d’énigmes, animations complémentaires) au Musée du Cinéma d’Ouarzazate. Ce projet permettra de «gamifier» l’expérience de la visite des touristes au musée de manière phygitale grâce à la technologie de la réalité augmentée et la rendre plus attractive et ludique. Ainsi, un programme de diversification et d’animation de l’offre touristique a été élaboré en concertation avec les acteurs locaux, articulé autour de la valorisation de ses actifs culturels et sa richesse culturelle immatérielle.

La liste des sites et biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco s’allonge

Le Maroc compte une dizaine d’éléments inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Il s’agit de la «tbourida», «la fauconnerie : un patrimoine humain vivant», «la calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques», les «savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous», «le Gnaoua», «le Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental», «l’argan, pratiques et savoir-faire liés à l’arganier», «la diète méditerranéenne», «le festival des cerises de Sefrou», «l’espace culturel de la place Jemaa El Fna», «le Moussem de Tan-Tan» et «les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier». Pour ce qui est des biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, il s’agit de Ksar d’Aït-Ben-Haddou (1987), la Médina d’Essaouira (ancienne Mogador) (2001), la Médina de Fès (1981), la Médina de Marrakech (1985), Médina de Tétouan (ancienne Titawin) (1997), Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage (2012), le Site archéologique de Volubilis (1997), la Ville historique de Meknès (1996), la Ville portugaise de Mazagan (El Jadida) (2004).

Une partie du patrimoine remonte à la préhistoire
Une exposition et un colloque international sur «la portée universelle du patrimoine préhistorique du Maroc» se sont tenus le 17 juin au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à Paris. L’objectif étant de présenter la richesse et la diversité du patrimoine préhistorique du Royaume et à mettre en lumière les découvertes archéologiques récentes. Ils se sont déroulés en présence également des ambassadeurs de plusieurs pays auprès de l’Unesco, de personnalités des mondes des arts et de la culture, ainsi que d’une pléiade de chercheurs et de spécialistes en sciences préhistoriques de différentes institutions universitaires marocaines et internationales. A noter que le Maroc tiendra prochainement la conférence annuelle sur le patrimoine immatériel de l’Unesco. Par la même occasion, le Maroc a fait don à l’Unesco des répliques du crâne du plus ancien Homo Sapiens du monde, daté d’il y a 350 mille ans, découvert à Jebel Ochoud à Youssoufia, et des plus anciens éléments de parure du monde datant de 142 à 150 mille ans, découverts dans la grotte de Bizmoune à Essaouira.

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