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Visa France : Procédure spéciale pour les transporteurs marocains

Visa France : Procédure spéciale  pour les transporteurs marocains

Décidée lors d’une séance de travail tenue entre Hélène Le Gal et les membres de la CGEM

Les promesses d’analyser les difficultés rencontrées en matière d’obtention de visa «France» par les opérateurs marocains du transport international routier (TIR) lors de la récente rencontre entre les membres de la CGEM et Franck Reister, ministre français délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, ont été tenues. Une séance de travail a été organisée à ce propos, jeudi dernier à Rabat.
Une rencontre ayant connu la participation de Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc, des consuls généraux de France à Rabat et à Casablanca, de la conseillère économique de l’ambassade ainsi qu’une délégation de la CGEM, composée de Samia Terhzaz, Abdelilah Hifdi, Rachid Tahri, Driss Bernoussi et Badr Alioua. Se référant à la Fédération du transport et de la logistique relevant de la CGEM (FTL-CGEM), cette réunion s’est déroulée dans un esprit de compréhension et de coopération constructive.

L’occasion étant pour la partie marocaine d’exposer en détail les difficultés et les entraves rencontrées par les entreprises marocaines TIR en matière d’obtention de visas plus particulièrement en ce qui concerne les délais d’attente assez longs. «La partie française a souligné, chiffres à l’appui, que le nombre annuel de visas délivré par les consulats généraux de Rabat et Casablanca a enregistré une progression continue durant les années 2018, 2019, 2020 et 2021. S’agissant des délais d’attente, la délégation française a fait état de dossiers caractérisés par des pratiques non transparentes, nécessitant ainsi des délais plus longs pour leur instruction», relève-t-on de la Fédération du transport et de la logistique. La délégation marocaine a fait part dans sa récente communication de la volonté sincère de la partie française de surmonter tous les obstacles afférents à ce dossier.

Les deux parties se sont mises d’accord sur un ensemble de démarches à entreprendre et ce afin de dépasser ces pratiques et réduire les délais d’attente. Il a été décidé dans ce sens de mettre en place une procédure spécifique et claire, sur la base d’un cahier des charges qui sera élaboré selon une approche participative. «Ceci permettra à la fois de faciliter le dépôt des demandes de visas et de leur obtention et de faire face aux différentes pratiques contraires à l’éthique que la Fédération du transport et de la logistique dénonce constamment et condamne fermement», apprend-on dans ce sens. Conformément à ces démarches positives, la Fédération insiste auprès des entreprises de transport pour qu’à l’avenir «ces dispositions soient scrupuleusement respectées».

La Fédération rassure, à cet égard, les opérateurs de transport quant à la question des visas. Elle souligne dans son communiqué qu’à l’avenir «il sera possible de l’obtenir chaque fois que le demandeur dispose d’un dossier solide, régulier et pratique». Notons que Chakib Laalj, président de la CGEM, a pris en charge le dossier de durcissement de la procédure d’obtention de visa et l’a défendu lors de sa rencontre avec le ministre français. Le patron des patrons a ainsi interpellé le gouvernement français quant aux difficultés rencontrées par les entreprises marocaines, notamment les transporteurs, en termes de mobilité entre les deux pays ainsi que son impact sur l’activité commerciale au niveau marocain. Le patronat s’est montré, dans ce sens, disposé à accompagner et à encadrer la démarche qui sera adoptée, et ce dans une optique de garantir la fluidité des processus et la conformité des dossiers.

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