Mission accomplie pour l’agence qui avait la charge de piloter le Compact 2 du Millennium Challenge Account (MCA).
Les quelque 450 millions de dollars (environ 4,5 milliards DH) accordés dans ce programme ont ciblé des projets qui relèvent de deux grandes thématiques, à savoir l’éducation et la formation tournées vers l’employabilité et la productivité du foncier. En 2015, au moment de la conclusion de l’accord avec les institutions américaines, l’État et les responsables publics marocains avaient estimé qu’il s’agissait là des axes de réforme prioritaires en relation avec les orientations des politiques publiques. De même que huit années auparavant, au moment de conclure l’accord du Compact 1 du même MCA pour un volume de 700 millions de dollars, le Maroc avait choisi d’orienter l’effort vers la lutte contre la pauvreté et la précarité à travers des projets dans l’arboriculture, la pêche, l’artisanat et le microcrédit.
L’aide financière américaine s’est portée là où l’État marocain a estimé qu’elle était urgente et utile. Le Maroc de 2023 est économiquement et socialement différent de celui de 2015 et encore plus de celui de 2007.
Ses compétences, ses capacités et ses aptitudes ont nettement évolué. Pour une économie plus performante, plus élaborée et une plus forte teneur en valeur ajoutée dont le Maroc doit se doter dans les années et décennies à venir, une nouvelle génération d’aides au développement serait aujourd’hui plus utile dans l’innovation, la recherche, l’économie de la connaissance, les nouvelles technologies que dans des actions que le Maroc est censé pouvoir réaliser par ses propres moyens.










