EditorialUne

Article 33

© D.R

On ne compte plus le nombre de fois où les discours royaux ont fait le focus sur la question des jeunes.

Il ne s’agit pas d’une thématique occasionnelle ou conjoncturelle mais bel et bien d’un pilier majeur et fondamental de l’édifice sociétal car les jeunes ne sont ni plus ni moins que le premier et véritable capital de toute nation. Et le Maroc l’a proclamé haut et fort et même gravé à tout jamais dans le marbre de sa loi suprême, la Constitution de 2011. Dans l’énoncé de l’article 33 de la Constitution, tout est dit et écrit en matière de politiques publiques ciblant la jeunesse.

Ledit article fixe trois objectifs primordiaux que les pouvoirs publics sont censés atteindre à travers des mesures appropriées. Le premier consiste à «étendre et généraliser la participation de la jeunesse au développement social, économique, culturel et politique». Le deuxième est «d’aider la jeunesse à s’insérer dans la vie active et associative et prêter assistance à ceux en difficulté d’adaptation scolaire, sociale ou professionnelle».

Le troisième objectif, enfin, consiste à «faciliter l’accès des jeunes à la culture, à la science, à la technologie, à l’art, au sport et aux loisirs, tout en créant les conditions propices au plein déploiement de leur potentiel créatif et innovant dans tous ces domaines».
Et pour finir, il est instauré, dans le même article 33, la création d’un organe dédié à la question, à savoir le Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative concrétisée, finalement, six ans plus tard, le texte de sa création ayant été voté au Parlement en 2017.
Tout ça pour dire que la thématique de la jeunesse revêt un caractère constitutionnel au plus haut niveau à la hauteur de l’importance qu’elle présente pour le pays et la société. Il appartient aux décideurs et pouvoirs publics de traduire cette volonté royale doublée d’une reconnaissance constitutionnelle en politiques concrètes.