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Bonus de croissance

© D.R

Les épisodes pluvieux qui se succèdent depuis plusieurs jours ne sont pas qu’un simple fait météorologique. Ils pourraient bien rebattre les cartes des perspectives macroéconomiques pour 2026. Il devient de plus en plus probable que les projections de croissance établies lors de l’élaboration du projet de loi de Finances 2026 devront être révisées à la hausse.

Au Maroc, une bonne année pluviométrique se traduit presque mécaniquement par un regain d’activité dans le secteur agricole. Plus de pluie signifie plus de surfaces emblavées, de meilleurs rendements, davantage de production, mais aussi plus d’emplois saisonniers et une dynamique positive pour les zones rurales. In fine, c’est une valeur ajoutée plus élevée qui se reflète directement dans le PIB national. Selon les dernières estimations, la croissance du secteur primaire pourrait ainsi atteindre près de 14% en 2026, un rythme à deux chiffres rarement observé.

Ce surcroît de performance constitue un véritable bonus qui viendrait s’ajouter à une croissance globale d’environ 5%, telle qu’anticipée, notamment par le HCP. Une perspective encourageante, surtout après plusieurs années marquées par des chocs climatiques répétés et une forte volatilité de la production agricole.

Mais ces évolutions positives rappellent aussi, en creux, l’un des défis structurels majeurs de l’économie nationale : faire en sorte que le hors agricole prennne le relais, avec une croissance plus soutenue et plus régulière. Les secteurs secondaire et tertiaire, les mines, l’industrie et les services recèlent encore d’importants gisements de croissance insuffisamment exploités.

Car si la pluie est toujours une bénédiction, une économie est mature par sa capacité à tirer durablement sa force de sa diversification et de la performance généralisée à tous les étages…

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