Bourse hors-zone

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En 2020, la Bourse de Casablanca a drainé à peine 3 milliards de DH de levées de fonds en actions et connu une seule nouvelle introduction d’un volume de 600 millions de DH.

Ces chiffres sont assurément insignifiants. D’abord en comparaison avec les volumes d’activités de places boursières dans des pays de même niveau de développement que le Maroc. Ensuite, ces chiffres ne représentent pratiquement rien comparés avec la masse des flux de financiers de l’ensemble de l’économie et plus particulièrement avec les financements bancaires. Or, paradoxalement, les besoins en financements de l’économie et des entreprises que ce soit pour leur fonctionnement ou pour l’investissement sont à des niveaux que les banques à elles seules ne peuvent pas y répondre en totalité.

Et si la Bourse n’arrive toujours pas à séduire la communauté des affaires, il est difficile de continuer à évoquer des causes comme la nouveauté ou la méconnaissance car la Bourse de Casablanca, créée en 1929, est quasiment centenaire. En revanche, elle a traîné pendant des décennies et jusqu’à aujourd’hui l’image d’un club fermé surtout aux PME. Ces dernières constituent pourtant un gisement potentiel extraordinaire pour les acteurs de l’écosystème boursier.

Il est incompréhensible qu’un siècle plus tard, la Bourse de Casablanca n’arrive toujours pas à se connecter à son environnement économique naturel…

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