EditorialUne

Chirurgie budgétaire

© D.R

En attendant l’ouverture de la session parlementaire d’automne, le gouvernement s’attelle, en pareille période, à apporter les dernières touches à son projet de budget.

C’est en ce moment qu’a lieu l’exercice final et le plus compliqué du process, à savoir les arbitrages qui, le plus souvent et après concertations, reviennent au chef de gouvernement qui a pour mission de donner de la cohérence à l’ensemble et concilier les contraintes et les priorités des uns et des autres.

Pour le projet de loi de Finances 2023, l’exercice risque d’être encore plus complexe au regard de la conjoncture et des perspectives à l’échelle mondiale mais aussi à cause des contraintes et priorités nationales. Réformes sociales à accélérer de manière urgente, stress hydrique, soutien et préservation du pouvoir d’achat, accompagnement des secteurs économiques pour consolider la reprise post-Covid… tout cela nécessitera évidemment des budgets vertigineux que le gouvernement devra mobiliser et il ne s’en cache pas. La traditionnelle lettre de cadrage du chef de gouvernement explicite bien la complexité à laquelle seront confrontés les financiers.

Pour autant, et malgré l’énorme poids que tout cela représente sur les finances publiques, il y a visiblement encore des marges de manœuvre budgétaires non encore exploitées, des poches de gaspillage, des ressources à réallouer de manière plus pertinente et impactante.
Les faiseurs de budgets publics devront donc démontrer de nouveaux talents en matière de chirurgie financière…