Phénoménal ! C’est le moins qu’on puisse dire du niveau des transferts de la diaspora marocaine qui a atteint une fois de plus au mois de janvier un sommet : 9 milliards DH en un seul mois, soit 3 milliards de plus que le volume enregistré en janvier 2022.
Cette évolution hors norme est d’ailleurs observée depuis 2020. Et visiblement, ni la crise sani- taire qui a duré plus de deux ans, ni le conflit armé en Europe avec toutes ses répercus- sions économiques n’ont affecté l’attache- ment des Marocains du monde à leur pays. Ces transferts ont probablement joué le rôle d’amortisseur financier salutaire dans une conjoncture sociale et économique des plus difficiles puisqu’ils constituent un pouvoir d’achat directement donné à des millions de familles. A cela, il faut ajouter le fait que ces transferts viennent renflouer les straté- giques réserves de change du pays, d’une part, et, d’autre part, alimenter les res- sources du secteur bancaire utiles au fonc- tionnement de l’économie.
Mais au-delà de ces aspects, et au lieu d’en faire seulement des ressources pour la consommation, il est aujourd’hui grand temps que ces transferts soient aussi exploités pour booster les inves- tissements. La diaspora marocaine compte dans ses rangs des compétences et des talents qui, en plus de leur apport financier, peuvent aussi et surtout drainer au Maroc de l’expertise, du savoir-faire et de la valeur ajoutée. Le pari est d’autant plus jouable qu’il s’agit d’une population qui accorde à son pays, le Maroc, une confiance à toute épreuve.










