La protection des écosystèmes et de la biodiversité au Maroc n’est pas un luxe ou du superflu mais une nécessité et même vitale. Des étendues naturelles telles que les arganeraies, les oasis, les palmeraies du grand sud, les cédraies de l’Atlas, les domaines forestiers et autres ont de tout temps été bien plus que de simples espaces au sens strict géographique.
Ces sites ont constitué de véritables terroirs de la vie sociétale et de l’identité marocaine en plus d’être de vrais moteurs économiques car ils sont des lieux de vie, de production, d’échange et de consommation. Même si la donne climatique est elle aussi devenue aujourd’hui l’une des grandes urgences du moment, préserver ces sites ne se réduit pas seulement à un souci d’ordre écologique.
Préserver une oasis par exemple, c’est d’abord protéger la source de revenus de centaines, voire de milliers de familles. Instaurer des zones marines protégées et des parcs naturels tout le long de la façade littorale est de nature à protéger l’espace maritime qui fait vivre des millions de Marocains et contribue à créer de la richesse et des emplois (lire l’article en pages 4 à 6).
Il en va de même pour les autres sites et étendues. A cela s’ajoute une autre dimension, et non des moindres, à savoir que ces sites, espaces et étendues naturelles sont et resteront encore porteurs d’une bonne partie du patrimoine immatériel du Maroc.










