Des liens précieux

Des liens précieux

Les derniers chiffres de l’Office des changes sur les flux extérieurs dressent clairement le tableau des risques et apportent aussi quelques enseignements ou confirmations à méditer.

Comme il était prévisible, les secteurs industriels les plus exposés au risque international sont ceux étroitement liés à l’export et à la demande mondiale, et particulièrement celle du principal client qu’est l’Europe. C’est le cas notamment de l’automobile dont l’export sur la période janvier-juillet 2020 est en net recul par rapport à son niveau de l’année dernière, soit une baisse de presque 33 milliards DH. Idem pour le textile et l’aéronautique qui ont perdu respectivement 6,6 milliards et 2 milliards DH. A l’opposé, et c’est un premier enseignement à tirer, les produits agricoles, agroalimentaires ainsi que les phosphates et dérivés ont nettement bien résisté à la crise puisqu’ils n’affichent que des baisses de l’ordre de -4%.

Cela conforte le Maroc dans ses choix et son engagement massif dans ces deux secteurs. Autre chiffre surprise à méditer : les transferts des MRE. Beaucoup auraient parié sur leur effondrement au regard de la crise qui terrasse les économies européennes. Or il n’en est rien. A fin juillet 2020, ces transferts sont de l’ordre de 36 milliards contre 37 milliards l’année dernière quand il n’y avait pas de crise. C’est même mieux que le niveau de 2017 et 2016. C’est là, d’abord, la preuve de l’attachement indéfectible des Marocains à leur pays d’origine, n’en déplaise à certains.

Et cet attachement appelle une politique et une attention encore plus particulière à ces millions de Marocains pour préserver leurs liens très précieux avec
et pour le pays…

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