EditorialUne

Désintoxiquer les débats

© D.R

Dans un langage de franchise et devant les députés et conseillers de la majorité, le chef de gouvernement est revenu longuement sur la situation actuelle dans l’éducation nationale, notamment les grèves.

Expliquant les vrais apports et les enjeux de la réforme en cours et en rétablissant des vérités sur des sujets polémiques comme les augmentations, M. Akhannouch a assuré les enseignants de sa volonté et de sa disposition à discuter avec eux de tout et sans exclure aucune question. Et pour cela, il a été décidé de mettre sur pied une commission pour se concerter avec les syndicats et les enseignants en reposant sur la table tous les sujets surtout ceux qui fâchent. Et pour gage de la sincérité de la proposition, le chef de gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’il présidera personnellement le premier round.

Tout cela prouve, si besoin en est encore, que le gouvernement est le premier à tenir absolument à ce que les voies de dialogue restent toujours ouvertes malgré tout. Et ce, contrairement à ce que certains populistes n’arrêtent pas de rabâcher pour visiblement induire en erreur l’opinion publique et plus particulièrement les intéressés eux-mêmes. Car, étrangement et alors que la tension dure depuis quelques semaines, des informations et des vérités révélées par le chef de gouvernement dans son argumentaire sont connues pour la première fois. Il y a manifestement un besoin urgent de désintoxiquer le débat…