Edito : 8 mars

Edito : 8 mars

Le 8 mars. Une journée, une «fête» symbolique de plus qui ne changera malheureusement pas la réalité ni le quotidien des femmes dans le monde entier.

Au Maroc, comme partout ailleurs, la femme est encore  loin d’avoir la place qui devrait naturellement être la sienne ne serait-ce qu’au regard du poids démographique qu’elle représente. C’est là la triste réalité. A tous les niveaux, dans tous les domaines et quels que soient son statut, son niveau d’instruction, la femme est encore victime de nombreuses injustices.

Il suffit de rappeler, par exemple, le volume inquiétant et honteux des actes de violences de diverses formes dont elles font l’objet chaque année au Maroc et dans le monde. Dans nos campagnes, les femmes travaillent probablement plus longtemps et plus dur que les hommes. Leur quotidien est fait d’une multitude de tâches lourdes et ingrates qui se quantifient en kilomètres et en kilogrammes. Dans l’ancien poste-frontière Tarajal de Bab Sebta, aujourd’hui fermé heureusement, durant des années elles étaient tellement corvéables à faire chaque jour plusieurs allers-retours avec des charges de 150 kilos qu’elles ont mérité le triste titre de femmes-mulets.

Les chiffres sur la scolarisation des jeunes filles dans les campagnes sont encore mauvais. Dans le monde des affaires et du travail, les femmes même instruites ne sont pas pour autant mieux loties. Combien de grandes entreprises marocaines sont dirigées par des femmes ou en comptent-elles dans leurs conseils d’administration ? Pas beaucoup.

Chaque année, il y a un 8 mars. Et chaque année, on fête ces dames le temps d’une journée puis plus rien…

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