Edito : Acheter local

Edito : Acheter local

Quel que soit le volontarisme dont pourrait faire preuve une politique publique en faveur du «made in Morocco», sa réussite est tributaire de l’engagement fort des opérateurs économiques surtout ceux qui ont le statut de locomotives.

Et il s’agira aussi, en aval, d’ancrer le réflexe de donner la priorité au produit local à chaque fois que c’est possible parmi les consommateurs marocains.

Mais pour cela, les industriels locaux sont obligés de gagner leurs galons par leur produit, notamment sa qualité et son prix. Mais, la substitution aux importations des produits de grande consommation n’est qu’une composante du «made in Morocco».

Aujourd’hui, des pans de l’industrie marocaine sont encore obligés d’importer presque exclusivement un grand nombre de leurs intrants, composants, demi-produits ou encore leurs machines et équipements. La vraie valeur ajoutée du «made in Morocco» sera dans la capacité des industriels à inverser cette tendance en augmentant leur sourcing local. Très souvent au moment de conclure des conventions d’investissements avec des acteurs étrangers, l’Etat exige d’eux de réaliser une intégration locale et de maximiser leurs commandes auprès de fournisseurs locaux de sorte à permettre le développement d’écosystèmes et donc la création d’emplois. Une telle démarche gagnerait à être généralisée à l’ensemble des investisseurs et opérateurs économiques à commencer par les Marocains eux-mêmes dans le cadre d’une contractualisation: avantages contre
sourcing local.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *