Edito : Anticiper l’imprévu

Edito : Anticiper l’imprévu

«A long terme, nous serons tous morts». Cette boutade du célèbre économiste John Maynard Keynes, bien que datant de presque un siècle, n’a jamais été aussi vraie qu’en ce début du 21ème siècle.

Les économistes, analystes, prévisionnistes et autres experts de diverses disciplines sont presque tous unanimes sur le fait qu’il est devenu aujourd’hui impossible de planifier sur de longues durées. C’est à peine si l’on peut entrevoir ou dessiner quelques tendances grossières et encore, sur des horizons ne dépassant pas les cinq années. Au-delà, l’exercice de la prévision ne vaut plus et cède la place à des scénarii et des jeux de probabilités.
Pour autant, et paradoxalement, c’est en pareille situation d’absence presque totale de visibilité qu’il devient impératif et vital de se projeter dans l’avenir même le plus proche pour anticiper les imprévus et d’y être préparé quand ils arriveront. Quand le Maroc met en place des stratégies et des politiques sectorielles, elles sont souvent et naturellement dans des horizons lointains. Et comme il le fait depuis quelques années, sous le coup des imprévus, ces politiques sont revisitées, modifiées, réajustées en cours de chemin au gré des nouveautés et des évolutions de l’environnement national et mondial. C’est le seul moyen pour rester dans l’anticipation.

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