Edito : Apprendre par l’action

Edito : Apprendre par l’action

La photo que vient de livrer la CGEM de l’étendue de la crise, à travers une étude, ne donne qu’un aperçu partiel de l’ampleur des dégâts.

Cette situation change de jour en jour, voire d’heure en heure. En cette fin de mois d’avril, et alors que les restrictions découlant de la crise sanitaire sont encore en vigueur, les difficultés commencent à peine. Les chefs d’entreprises font des projections pour d’ici la fin de l’année mais la réalité pourra être encore plus violente. Car pour l’heure, beaucoup de paramètres ne sont pas encore connus ni maîtrisés.

Personne ne peut prédire véritablement quand l’Europe, qui est notre premier client dans pratiquement tous les secteurs, reprendra ses activités et retrouvera ses niveaux habituels de consommation. Qui peut pronostiquer pour les douze mois à venir l’évolution des marchés mondiaux des matières premières ou l’évolution des secteurs comme le tourisme, le transport aérien qui sont, entre autres, l’expression de l’interdépendance des économies à l’échelle planétaire?

Les mesures qui ont été mises en place jusqu’à aujourd’hui sont de nature à parer aux cas les plus urgents. Le tissu économique marocain est en grande majorité constitué de PME et TPE qui, même en période d’activité normale, ne disposent pas de visibilité. A fortiori maintenant avec la grande dépression qui s’annonce.
Personne ne dispose ni de la boule de cristal ni de recettes miracles. L’exercice est inédit pour tous car il faudra agir tout en apprenant avec, en plus, une marge minimale d’erreur. Le réussir suppose que les décideurs publics et les opérateurs économiques continuent à travailler en intelligence collective et avec l’engagement citoyen de tous comme ils l’ont fait depuis
le début…

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