Edito : Au bercail

Edito : Au bercail

A la suite d’instructions royales fermes, le Maroc devrait lancer des procédures ou opérations pour faire en sorte que ses ressortissants mineurs non accompagnés se trouvant en Espagne puissent rentrer au pays.

C’est un acte digne d’abord d’un Etat responsable qui se respecte et qui respecte ses citoyens. Peu de pays du Sud s’engageraient sur une telle procédure. Et au-delà de la connotation humaine et sociale évidente, il y a également un volet économique et financier qui peut passer inaperçu. Il faut savoir, par exemple, que contrairement à ce que l’Espagne veut faire croire, elle est la première, pour ne pas dire la seule, à bénéficier d’une telle situation car elle empoche des centaines de millions d’euros chaque année de subventions européennes destinées à contribuer aux charges de l’Etat espagnol pour assurer l’accueil à ces mineurs et même leur instruction.

Mais dans les faits, l’Etat espagnol, tout en encaissant lesdites subventions, laisse souvent ces jeunes dans l’errance totale. Ces jeunes sont donc plus une manne pour l’Espagne que le contraire. A cela s’ajoute le fait que dès qu’ils sont majeurs, et peut-être même avant, ces mineurs marocains et autres sont de la maind’œuvre disponible, surtout les emplois pénibles, pas chère et surtout pas exigeante sur le plan social. Une manne cette fois-ci pour les employeurs espagnols. Le Maroc a besoin de ses jeunes tout comme eux ont besoin de vivre et travailler certes, mais dans la dignité…

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