Edito : Au milieu du gué

Edito : Au milieu du gué

Dans leur action vigoureuse contre le pass vaccinal, les avocats, volontairement ou non, vont forcément renvoyer des messages dissonants voire préjudiciables à leur profession en premier.

En revendiquant l’annulation de la dernière décision du ministère de la justice rendant obligatoire le pass vaccinal pour accéder aux tribunaux, les avocats, censés être les premiers défenseurs de l’égalité de tous les Marocains devant la loi, demandent en fait un traitement de faveur de la part des pouvoirs publics.

Quels que soient les arguments avancés par les avocats pour justifier une telle exemption, pour l’opinion publique il s’agira bien d’une situation où une corporation fait jouer des rapports de force en sa faveur pour obtenir une dérogation à une règle censée être appliquée à tous. D’un autre côté, l’association des avocats a invoqué, entre autres motifs de son refus, des raisons comme l’inconstitutionnalité de la décision et sa contradiction avec les notions de droits et des libertés.

Or ces motifs sont autant valables pour un avocat que pour tout autre citoyen indépendamment de sa profession. Auquel cas, les avocats, en adeptes qu’ils sont du légalisme, auraient dû logiquement s’insurger et avec véhémence depuis plusieurs semaines et mois au moment de l’instauration du pass vaccinal et autre pass sanitaire dans les lieux publics.

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