Edito : Auto-révolution

Edito : Auto-révolution

La CGEM a tenu à marquer la rentrée des affaires à travers un point de presse durant lequel les premiers responsables de la confédération ont exposé leur diagnostic de la situation actuelle et des derniers mois, leur vision et leurs recommandations pour la relance de l’économie.

Bien que l’aspect court terme s’impose de lui-même au regard de la conjoncture et que l’essentiel de l’effort dans l’immédiat va être concentré sur les mesures d’urgence, profitant notamment de la prochaine loi de Finances, les patrons semblent être conscients que d’autres batailles les attendent à moyen terme. La plus décisive consistera à amorcer la transformation inévitable, voire vitale, du tissu économique à tous les niveaux. D’abord au niveau de sa conformité sociale car durant la pandémie, l’informel a constitué la plus grande fragilité de l’économie. L’informel n’est pas seulement ce pan d’entreprises qui fonctionne en dehors des écrans radars de l’administration.

C’est aussi des entreprises dûment inscrites sur tous les registres mais qui continuent encore d’user de pratiques informelles pour une partie de leurs activités comme le défaut de déclarations aux caisses sociales, l’usage de circuit de règlements en cash et du noir, la sous-déclaration de tous types de chiffres aux administrations…

L’Etat a tenté depuis des années de combattre ce fléau. Mais rien ne se fera si le secteur privé lui-même ne s’y engage pas sérieusement.
La transformation du tissu d’entreprises devra également se faire au niveau de sa production. Dans quelques mois, l’économie mondiale repartira avec une nouvelle configuration géographique et une demande différente sur des produits nouveaux sur lesquelles l’entreprise marocaine doit pouvoir se positionner. Et cela se prépare aujourd’hui. La CGEM est la mieux placée pour initier cette auto-révolution…

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