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Edito : Censure partisane

© D.R

Une partie de notre classe politique a encore des choses à apprendre en matière de liberté d’expression. La censure a visiblement changé de camp.

Et, face aux bonnes actions, au lieu de s’inspirer, de s’émuler, certains se sentent offusqués, voire visés. Réunir 4.000 jeunes, leur parler, les écouter et partager avec eux leurs rêves, leurs préoccupations. Voilà le genre d’actions, comme celle réalisée par le RNI la semaine dernière, qui devrait faire des émules parmi la classe politique et les acteurs publics de manière générale. Sauf que parmi cette classe politique, certains se sont offusqués que le buzz ne vienne pas d’eux. Eux qui croyaient être le centre de l’univers partisan au Maroc.

Et leurs réactions les trahissent visiblement. Sinon comment expliquer qu’un membre et non des moindres du PJD (plus précisément une partie du PJD) se soit donné autant de peine pour rédiger un très long et véritable manifeste contre la liberté d’expression partisane. Notre homme, connu plutôt pour être proche de l’ancien SG, estime, en effet, que le RNiste Rachid Talbi Alami visait directement le PJD, quand il a parlé de la faillite du modèle turc. Pourtant, les chiffres et les faits sont têtus : la Turquie est aujourd’hui bel et bien dans une impasse économique historique à cause des choix d’Erdogan. Ces mêmes choix que certains veulent ériger en modèle réussi.

Mais à regarder de près leurs arguments et leurs gesticulations en coulisses, on comprend vite que le débat sur le modèle turc n’est finalement qu’un faux prétexte pour cacher leur agacement de se voir enfin sérieusement concurrencés sur le terrain. Pourtant, en politique, il faut être bon joueur. Et cela commence par avoir de l’humilité et accepter que personne n’ait le monopole de la bonne action ni de la parole…

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