Entre deux ou plusieurs priorités aussi brûlantes les unes que les autres, décider de celles qui sont plus prioritaires et qui doivent passer avant les autres est un exercice des plus compliqués.
Mais les choix deviennent moins difficiles quand le décideur ou le responsable public s’est fixé un cap clair, assumé et qu’il s’y tient. En décrétant sans attendre un dispositif de soutien aux transporteurs et en passant rapidement à la mise en application, le gouvernement a clairement fait son choix, à juste titre, entre l’urgence sociale et les impératifs, non moins importants, des équilibres budgétaires. L’annonce, il y a quelques mois devant les élus de l’État social, n’était pas un slogan mais bien une réalité qui se confirme de jour en jour.
Car ce faisant, l’aide apportée au secteur du transport est en réalité, et de manière indirecte, une aide au pouvoir d’achat du citoyen lambda qui, sans elle, serait confronté à des augmentations de prix des produits et des prestations. Maintenant, pour que le dispositif remplisse pleinement son objectif «social» de digue contre la hausse des prix, il appartient aux professionnels du transport de remplir eux aussi et pleinement leur part du «contrat» en s’assurant de la bonne allocation de l’aide publique et en veillant à ce que ses effets ne soient pas vite dilués.










