Edito : Désengagement

Edito : Désengagement

L’évolution des télécoms au Maroc constitue l’exemple type d’une démarche globalement réussie d’ouverture d’une activité historiquement monopolisée par l’État.

Même si elle n’est pas la seule expérience réussie initiée sur ces 20 dernières années puisqu’il y a eu également le portuaire, la production d’énergie, certains services publics, le transport, la saga des télécoms au Maroc reste la plus spectaculaire ne serait-ce qu’au regard de la nature grand public de l’activité elle-même.

A la fin des années 90, au moment d’accorder la deuxième licence de téléphonie mobile à un opérateur privé étranger autre que celui historique, personne n’aurait pu prévoir l’explosion qu’ont connue le mobile et Internet en l’espace de 20 ans seulement. Et les chiffres de l’ANRT l’illustrent bien, notamment des taux de pénétration et d’équipement très élevés.

En même temps, cette ouverture des télécoms a entraîné dans son sillage la naissance de nouvelles filières et activités totalement inconnues au Maroc, a permis la modernisation de grands secteurs grâce aux nouvelles technologies, le tout en drainant évidemment des investissements et, in fine, la création de valeur ajoutée et d’emploi. Aujourd’hui, et au moment où l’investissement privé est plus que jamais appelé à prendre des proportions plus importantes, l’ouverture d’autres secteurs, même partielle ou progressive, peut fournir des gisements de croissance et de développement extraordinaires pour le Maroc…

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