Edito : Déviance sociétale

Edito : Déviance sociétale

D’une atrocité extrême, le crime crapuleux de Tanger a ému et suscité une compassion et une interaction parce que médiatisé à grande échelle, notamment à travers les réseaux.

Cela n’enlève rien à son caractère odieux. L’intensité de l’émotion au sein de différentes couches et catégories de la société est aussi due au fait qu’elle n’est pas habituée à de tels actes.
Et n’y étant pas habituée, la société ne déploie pas sa vigilance vis-à-vis de ce type de risques. La société marocaine a commencé depuis plusieurs années à connaître d’autres faits, fléaux et phénomènes déviants comme le viol, la violence contre les femmes, la drogue et c’est pour cela qu’elle ne réagit plus avec le même degré d’émotion. Une société ne peut combattre ces différentes formes de déviance et y apporter des réponses que si elle les identifie.

Pour cela, il y a un travail important et urgent qui reste à faire en termes de sensibilisation de la famille marocaine. Et tout doit commencer d’abord par dresser un état des lieux du phénomène : combien d’enfants disparaissent chaque année ? Combien parmi eux sont victimes d’enlèvements ? Combien, malheureusement, sont retrouvés plus tard morts ? Dans certains pays, ces statistiques sont publiées de manière régulière et fréquente.

Les familles marocaines ne peuvent véritablement se rendre compte du danger que si elles sont confrontées à la réalité par les chiffres et les faits. C’est une courbe d’apprentissage qui ne peut s’amorcer non plus sans une politique publique appropriée…

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