Edito : Dissonance

Edito : Dissonance

Quelques jours seulement après la révélation de l’équipe qui composera la commission Benmoussa, la première tâche à laquelle elle devra s’atteler sera de fixer les règles du jeu, les modes de fonctionnement et la méthodologie de travail car l’exercice est inédit pour le Maroc. C’est la première fois dans l’histoire du Maroc qu’une instance est formée ad hoc pour réfléchir à un modèle de développement. Les membres de ladite commission n’ont pas un précédent sur lequel ils peuvent construire en la matière si ce n’est des commissions royales qui avaient travaillé sur la Moudawana, sur la régionalisation ou encore la nouvelle Constitution. Même s’il ne s’agit là que d’éventuelles sources d’inspiration, ces commissions peuvent receler des enseignements intéressants pour le président Benmoussa. A commencer par la démarche à suivre et les impératifs auxquels devront se tenir les membres, notamment en termes de prise de parole en public ou d’expression de positions.Certes, comme l’a expliqué d’emblée M. Benmoussa, les membres de sa commission sont des bénévoles et surtout ne seront pas exclusivement dédiés à la tâche puisqu’ils continueront chacun de vaquer à ses occupations principales. Et au vu des profils qui ont été sélectionnés, on comprend aisément qu’il sera difficile de brider leur propension à s’exprimer en public car pour beaucoup d’entre eux il s’agit d’un exercice faisant partie de leur statut actuel.
Mais, qu’ils le veuillent ou non et désormais, tout ce qu’ils diront ou exprimeront comme opinions, avis et positions, sera inévitablement comptabilisé à l’actif ou au passif de la commission dont ils font partie. Attention donc aux voies et opinions dissonantes…

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