Edito : Double monnaie

Edito : Double monnaie

Les invitations adressées par le FMI (Fonds monétaire international) à l’administration marocaine se font de plus en plus fréquentes et insistantes pour que soit enclenchée la deuxième phase de la flexibilité du dirham.

Deux années se sont déjà écoulées depuis le début de la mise en œuvre de la première phase. Et les responsables marocains semblent déterminés à conduire cette réforme complexe selon leur rythme en dépit de l’impatience à peine voilée des experts du FMI. Tiendront-ils encore longtemps avant de céder à ces « injonctions »?

Il est vrai que la flexibilisation d’une monnaie nationale n’est pas du tout une mince affaire avec un impact positif, mais pas que ! Cependant, le Maroc pourrait bien mener cette réforme mais selon ses propres conditions. Un dirham flexible soit ! Mais des garanties devront être obtenues. Le Royaume peut dans ce sens étudier et proposer à ses partenaires, notamment le FMI, des mesures d’accompagnement. L’une des pistes, le cas échéant, peut être le passage à un régime à deux monnaies. Cette idée qui peut être extrême n’est pas si loufoque que ça.

La preuve, même en Europe, temple de l’orthodoxie monétaire et financière, l’idée est en train de faire son chemin. En gros, il s’agit de permettre l’utilisation de deux monnaies pour se mettre à l’abri contre les devises importées. Le schéma était en vigueur notamment en Chine mais également en Amérique latine, au Golfe ainsi qu’en Europe sachant que certains pays sur le Vieux Continent n’écartent plus un retour à ce système. Une autre piste concerne également une réflexion sur les réserves en or du pays qui pourraient offrir une immunité au dirham flexible contre les chocs extérieurs.

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