Edito : Economie humaine

Edito : Economie humaine

Il n’est plus besoin aujourd’hui de démontrer l’utilité d’un retour en force de l’industrie au Maroc pour en faire le deuxième pilier nécessaire avec l’agriculture.

Ce qui vient de se produire ces quatre derniers mois ici comme ailleurs a apporté les preuves, pour ceux qui continuaient encore à en douter, que la force d’une économie, donc d’un pays, et sa résilience passent aussi par sa capacité à être autonome, à produire de la valeur utile et par son agilité. Le mouvement de la tertiarisation entamé dans le monde depuis deux décennies a touché l’économie marocaine. Les services ont explosé depuis le début des années 2000 pour constituer aujourd’hui le moteur principal dans beaucoup de pays et de régions.

Avant les années 2000, les activités relevant des services tels que le tourisme figuraient parmi les secteurs locomotives mais tout en respectant un équilibre avec les autres. Et ces services comprenaient surtout une dimension humaine à travers l’expérience client.

Avec l’accélération de la mondialisation et le raz-de-marée digital, une nouvelle génération de services a explosé avec notamment la délocalisation des activités facilitée par le transfert des données en grands volumes d’un continent à un autre grâce aux technologies.

Cette mondialisation a eu également comme effets de déplacer les centres de production et de détruire les industries de certains pays au profit d’autres. Une crise, humaine, comme celle que traverse le monde en ce moment, a cela de positif : elle a démontré qu’un modèle basé uniquement sur la recherche de l’efficience économique à travers l’optimisation des coûts et sur la course effrénée à la compétitivité, mais qui s’éloigne des basiques de l’être humain, est facilement destructible.

De grandes économies du monde viennent de nous en faire l’illustration ces trois derniers mois.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *