Edito : Etat de droit

Edito : Etat de droit

Le ministère de l’intérieur a annoncé sa décision de poursuivre en justice l’avocat Mohamed Ziane pour cause de diffamation et d’atteinte à la dignité de fonctionnaires, entre autres motifs.

Indépendamment des tenants et des aboutissants de cette affaire et au-delà du contenu lui-même, c’est la forme et la démarche qui interpellent le plus l’opinion publique et dans le sens positif. Car le tout puissant ministère de l’intérieur, avec tout ce qu’on pouvait lui prêter dans le passé en termes de modes opératoires dans pareilles situations, se met dans la posture la plus simple d’une administration comme toutes les autres et d’une entité assujettie à la règle de droit comme le sont tous les justiciables du Maroc. De la même manière, en face, et quels que soient le statut et les casquettes que porterait la personne de Mohamed Ziane, il reste un justiciable comme les autres et doit répondre de ses actes en tant que tel.

La voie choisie par le ministère de l’intérieur est celle de la suprématie de l’Etat et de la règle de droit. Une telle démarche n’est pas la première ni unique en son genre mais elle reste singulière et, surtout, elle consacre davantage la notion d’Etat de droit et de l’équité de tous devant la loi. Une preuve de plus pour certains qui en douteraient ou pour ceux qui accablaient encore les administrations de faire un usage abusif de leur position. Mais c’est aussi une mise en garde pour ceux qui seraient tentés de croire qu’un quelconque statut ou une position donnée sont synonymes d’exemption de la loi…

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