Edito : Évolution partisane

Edito : Évolution partisane

Dans un an, les citoyens seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants à la Chambre des représentants.

Et au moment où la notion de l’inclusion est et sera plus que jamais centrale dans tout ce qui se construira dans les années à venir, sur le plan économique et social, les premiers acteurs concernés, en l’occurrence les partis politiques, devront faire preuve de leur capacité à évoluer. Certes, les partis ont pour rôle, entre autres, d’encadrer les citoyens et de canaliser l’effort de participation populaire à l’édification de la société.

Mais à la lumière de l’expérience passée et connaissant les enjeux auxquels sera confronté le Maroc dans les années et décennies à venir, les partis seront dans l’obligation de faire évoluer leurs grilles de lectures, leurs modes opératoires sur le terrain voire leurs philosophies d’action. Pour beaucoup d’analystes, la notion d’idéologie au sens strict du terme a montré ses limites depuis longtemps.

Les référentiels ou standards de pensée, dogmes, doctrines et autres types de constructions intellectuelles abstraites ne mobilisent plus autant voire pas du tout. Dans le Maroc de 2021, ce qui parle le plus aux citoyens, ce sont plus des sujets simples, terre-à-terre qui les touchent dans leur vie quotidienne ou encore des démarches qui s’appuient plus sur des valeurs de partage que les discours basés sur les sujets clivants.

La diversité de la société marocaine, sa richesse culturelle, sa vitalité et sa jeunesse, ses rêves, ses aspirations, ses projets collectifs… tout cela devrait se refléter dans ses acteurs politiques et ses partis s’ils veulent réellement accompagner le Maroc dans sa nouvelle évolution.

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