Edito : Flou touristique

Edito : Flou touristique

Au tout début de la pandémie, le secteur touristique, comme d’autres, a été parmi les premiers à être frappé de plein fouet avec l’arrêt net de toutes les activités, notamment les séjours en hôtels et tout l’écosystème autour.

L’arrêt était inévitable d’abord pour des raisons d’ordre sanitaire, les établissements ne pouvant plus recevoir les flux de clients dans les mêmes conditions qu’avant. Ensuite, parce que la fermeture des frontières à l’échelle mondiale et la suspension du transport aérien a stoppé net les arrivées de touristes de l’étranger.

Mais avec tout cela, les opérateurs du secteur, et plus particulièrement les hôteliers, ont tenu à apporter leur précieuse contribution à l’effort de solidarité nationale dans la lutte contre la pandémie. Ainsi, et malgré toutes les difficultés financières et logistiques, plus de 570 établissements à travers le Maroc ont accompli une prouesse pour mettre leurs chambres et leurs installations, pour certains gracieusement, à la disposition des pouvoirs publics pour y héberger le personnel médical et paramédical.

C’est tout à leur honneur. Mais en même temps aussi, les professionnels, à travers leurs associations, ont tenté dès le mois de mars d’alerter l’opinion publique sur la situation plus que catastrophique du secteur et sur l’absence de la moindre lueur d’espoir et de visibilité. Depuis quelques semaines, nous dit-on, les discussions, réflexions, réunions se déroulent de manière intensive dans le secteur entre les professionnels et les départements concernés. L’Office national marocain du tourisme a initié une première campagne de com’ puis une deuxième pour maintenir la motivation et l’espoir.

Mais sans plus. Aujourd’hui, le déconfinement est enclenché dans la majorité du territoire et, à la veille des mois de juillet et août, des millions de familles marocaines aimeraient tellement pouvoir programmer des vacances pour aller changer d’air, donc de savoir un tant soit peu ce que les professionnels vont leur proposer comme offre. Or, paradoxalement, quand on pose les questions à tous les intervenants qu’ils soient des opérateurs ou des décideurs, personne n’ose faire la moindre déclaration sur ce qui est fait ou ce qui se prépare. Un flou touristique total…

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