Edito : Le cas Tanger

Edito : Le cas Tanger

Le 13 juillet dernier, les pouvoirs publics avaient dû décréter un dispositif restrictif assez sévère dans la ville de Tanger à la suite d’une flambée de l’épidémie.

La ville avait enregistré, en effet, quelque 1.200 cas confirmés de Covid-19 en l’espace de 17 jours, soit une moyenne de 70 toutes les 24 heures. En l’espace de six jours, à savoir du 1er au 6 septembre, la ville de Casablanca a enregistré à elle seule 2.869 cas confirmés, soit une moyenne de 478 toutes les 24 heures. Donc l’épidémie se propage dans la métropole avec une vitesse 7 fois supérieure au cas de Tanger. Ces chiffres sont suffisamment parlants quant à l’extrême gravité de la situation à Casablanca.

Et le cas Tanger est encore tout frais pour démontrer comment un dispositif restrictif peut inverser la tendance puisque la ville du détroit est depuis plusieurs semaines revenue à un niveau de contamination très en dessous de la cote d’alerte de juillet. Mais un dispositif de restriction ne peut véritablement donner des résultats que s’il est RIGOUREUSEMENT appliqué sur le terrain. C’est là d’abord la responsabilité du citoyen mais aussi des pouvoirs publics. C’est là la seule solution pour éviter une catastrophe sanitaire…

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