Edito : Le choix agricole

Edito : Le choix  agricole

Le dernier coup de gueule des opérateurs du secteur agricole est à prendre avec beaucoup de sérieux et de gravité.

Le signal d’alarme n’a pas été tiré par une poignée d’acteurs ou une organisation marginale mais par les deux plus grandes instances professionnelles qui représentent le mieux et le plus le secteur à savoir la Comader et la fédération des Chambres d’agriculture. Ces deux instances sont l’émanation parfaite des opérateurs du secteur et sont donc largement habilitées à parler en son nom. A cela, il faut ajouter le fait que les deux sont aussi des parties prenantes actives et déterminantes dans la réussite des stratégies agricoles, à savoir le Plan Maroc vert jusqu’en 2019 et désormais la nouvelle feuille de route Al Jayl Akhdar. Il sera probablement difficile de demander aux professionnels de s’impliquer totalement dans la réussite de la stratégie au moment où, de l’autre côté, ils se sentent exclus de tous les dispositifs d’accompagnement mis en place par l’Etat.

L’appel de détresse des agriculteurs vient également et surtout à un moment où, au plus haut sommet de l’Etat, il a été décrété que le secteur est et doit être l’une des priorités des politiques publiques pour les années à venir au vu de son importance économique et surtout sociale. Le dernier discours royal, en ouverture de la session parlementaire d’automne, avait consacré ce choix stratégique et irréversible.
Un choix qui visiblement, du moins selon la communauté des agriculteurs, ne s’est pas reflété dans le projet de loi de finances 2021. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire…

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