Edito : Life model

Edito : Life model

Dans cette crise sanitaire, les feux ont été le plus souvent braqués sur les conséquences économiques et les retombées sur les entreprises en termes de business model. Mais ce n’est là qu’une partie d’un mouvement bien plus large. Ce sont les modes de vie en société qui seront marqués à jamais. Certaines entreprises, pas toutes, avaient déjà la notion de gestion de crise et des plans éprouvés pour la continuité de service dans des situations extrêmes comme celle actuelle. Mais très peu de ménages étaient préparés à une telle conjoncture. C’est la raison pour laquelle, quand une décision telle que celle de dimanche soir de boucler de grandes villes est prise, c’est le chaos général. Y compris dans de grands pays et non des moindres, comme les États-Unis, la France ou le Royaume-Uni par exemple. La pandémie est en train de changer le life model. Désormais, il ne sera plus possible ni prudent d’ailleurs de programmer des vacances, des voyages plusieurs mois à l’avance.

La pandémie nous apprend que les projets à long terme peuvent à tout moment être compromis et qu’il sera de plus en plus nécessaire de disposer de solutions de rechange. En fait, les sociétés modernes se sont tellement installées depuis longtemps dans le confort du modèle de la surconsommation de masse, de la dépense et de la satisfaction du besoin qu’elles en ont oublié les basiques de la vie humaine tout simplement qui est faite d’imprévus et de risques. Ce life model qui s’est installé dans le prolongement de l’euphorie des Trente Glorieuses et qui s’est amplifié avec l’explosion des nouvelles technologies depuis les années 2000 n’est résolument pas résilient. La Covid19 vient de nous en donner la preuve.

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