Edito : Mondialisation piège

Edito : Mondialisation piège

L’économie mondiale connaîtra inévitablement des changements en série de paradigmes et de modèles dans les années qui viennent.

Depuis la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, le monde a entamé un cycle qui a accéléré de manière extraordinaire la mondialisation des chaînes de valeur dans différents secteurs. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la communauté internationale avait jeté les premiers jalons de l’interdépendance mais sans oublier la notion de souveraineté économique des Etats. Avec la mondialisation accrue presque sauvage du début des années 2000, on a vu entrer en jeu les rouleaux compresseurs de la finance et des multinationales.

La course vers les profits, la performance et la baisse des coûts, a fait que les économies du monde se sont retrouvées reliées les unes aux autres à travers des productions consortialisées mais géographiquement éparpillées. Avec la pandémie, des Etats, et non des moindres, se sont retrouvés par moments impuissants parce que ne disposant tout simplement pas d’un outil de production très basique.

Cet épisode poussera certains pays à revoir leur modèle. Et ce changement se fera forcément au détriment des uns et des autres. Au Maroc, évidemment, ce sont les secteurs les plus exposés à la mondialisation, les plus dépendants de la demande internationale, qui souffriront le plus comme le tourisme par exemple. Mais à l’instar des autres pays du monde, cette pandémie est peut-être la meilleure occasion pour le Maroc de redessiner ses business models…

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