Edito : Piqures de rappel

Edito : Piqures de rappel

Qui se rappelle encore du 16 mai 2003? Ce jour-là, le Maroc découvrait de plus près, sur son sol, l’horreur humaine commise par des individus instrumentalisés à l’aide de discours haineux et sous couvert de prétendues convictions et croyances.

Ce dimanche 16 mai 2021, les familles, elles, n’ont pas oublié les leurs, des citoyens innocents, qui ont perdu la vie dans les tristes événements dont Casablanca a été le théâtre. Ce dimanche 16 mai 2021, elles et ils se sont rassemblés devant la stèle commémorative dressée sur une place de Casablanca. En plus, bien entendu, de rendre hommage à la mémoire des victimes et des proches, il s’agit aussi et surtout d’un rappel.

C’est le propre d’un anniversaire, aussi triste soit-il. A la faveur de telles cérémonies, c’est la société qui, en se rappelant dans le cas d’espèce des horreurs commises, renouvelle sa vigilance collective. Depuis 2003, il est vrai, les institutions en charge de la sécurité, DGSN, BCIJ et autres, n’ont pas baissé la garde et la traque continue sans cesse. C’est que le danger et la menace sont toujours là, parmi nous. Et il peut malheureusement prendre d’autres et nouvelles formes en se déguisant.

Bien plus dangereux que les armes et les bombes, le discours nihiliste, exclusif, négationniste peut sournoisement se banaliser et se faufiler ailleurs dans la vie quotidienne: les médias, les réseaux sociaux, les manuscrits, les livres ou encore dans les établissements scolaires, les universités…Le meilleur moyen de lutter contre cet ennemi rampant et invisible est d’immuniser en permanence la société, entre autres, à travers les rappels et anniversaires pour ne jamais oublier.

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