Edito : Test patronal

Edito : Test patronal

Les membres de la CGEM ont rendez-vous ce lundi 28 octobre avec un exercice inédit: ils devront lors de leur conseil d’administration décider de la configuration pour assurer la continuité de service de la confédération après le départ inattendu du président.

Il s’agira pour les 72 membres du conseil de se mettre d’accord sur une formule pour assurer l’intérim en attendant la tenue d’élections pour remettre la présidence en jeu.

En plus d’être une première du genre dans l’histoire de la CGEM, la situation de vacance actuelle est particulièrement délicate parce qu’elle constitue un test pour la capacité des patrons à transcender leurs divergences pour le bien de leur confédération. Ceci est d’autant plus vrai que, dans les coulisses et depuis l’avènement de la situation, les noms d’intérimaires potentiels et les solutions possibles fusent de partout. Alors que certains préconisent une gestion collégiale de la transition, confiée à une équipe réduite mais représentative, d’autres vont dans le sens d’une configuration plus simple d’un président intérimaire désigné par ses pairs. Cela promet donc un conseil chaud et houleux.

Cela dit et au-delà de la solution qui sera finalement retenue, le plus important pour le patronat, paradoxalement, est de profiter de cette crise pour asseoir l’image d’une confédération unie, au socle solide et basée sur la légalité.

Le plus important ne sera pas finalement l’identité de celle, celui ou ceux qui auront la tâche d’assurer la transition mais la manière avec laquelle ils seront désignés.

La gestion que feront les membres de la crise sera déterminante pour la suite car il y va de la crédibilité de la CGEM auprès de ses membres, du secteur privé, de ses partenaires externes, syndicats, gouvernement, et de l’opinion publique de manière générale.

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