Edito : Vitrine

Edito : Vitrine

C’était il y a 18 ans. Le 17 février 2003, le premier coup de pioche était donné pour la construction de Tanger Med.

Aujourd’hui, il est officiellement passé au rang de premier port à conteneurs de toute la Méditerranée qui compte pourtant beaucoup de poids lourds dans le domaine portuaire. Pour une success story, c’en est une. Mais c’est surtout aussi une expérience réussie à dupliquer sans modération ailleurs. Le cas Tanger Med n’est pas seulement une affaire d’infrastructure mais plus d’un modèle économique global. Un port, aussi grand et aussi doté en équipements et installations modernes, n’aurait pas pu, à lui seul, avoir autant de réussite.

La saga Tanger Med a pu se réaliser parce que le port, in fine, ne constitue qu’une pièce, quoique centrale, d’un écosystème au vrai sens du terme construit sur une vision globale faite de complémentarités économique, logistique, industrielle et même sociale et territoriale. Si, en amont par exemple, il n’y avait pas eu tout un travail sur le repositionnement de la ville et de la région, sur la connectivité, sur le bassin de compétences, Tanger Med se serait cantonné dans un statut de port physique servant de point de passage de marchandises et de personnes.

Aujourd’hui, le port est plus un mégacomplexe industriel et logistique qui s’étend à l’intérieur de la région et surtout, un pôle qui draine des industriels du monde entier à la recherche de plateformes compétitives. Une vraie vitrine de la nouvelle économie du Maroc…

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