Edito : «Zéro mika» bis

Edito : «Zéro mika» bis

Dans un Maroc où se développe un tissu économique moderne, basé sur des industries de pointe, sur un secteur agricole performant, sur des infrastructures de dernières génération, dans un Maroc qui attire depuis plusieurs années des signatures prestigieuses mondiales dans de nombreux secteurs, dans ce Maroc où est déjà enclenchée depuis quelques années une petite révolution industrielle basée sur l’intensification de l’innovation, la R&D et les nouvelles technologies, il est inconcevable et inadmissible qu’il existe encore des îlots d’activité datant du Moyen-Age à l’image du sinistre atelier de Tanger qui a fait 26 morts parmi ses ouvriers. Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics tentent d’approcher et de résoudre la problématique de l’informel.

Tantôt à travers des mesures d’encouragement des incitations fiscales, tantôt en utilisant la sensibilisation, le fait est qu’à ce jour, force est de constater qu’aucune politique n’a encore donné de résultats concrets. En revanche, la démarche basée sur la sanction, voire la pénalisation, n’a pas toujours été véritablement adoptée. Pourtant, quand elle l’a été pour certains secteurs, elle a eu des effets rapides et globalement bénéfiques. Le cas de la campagne lancée contre les ateliers clandestins de plastique est un bon exemple de démarche réussie. Il serait peut-être temps pour les pouvoirs publics de passer à la vitesse supérieure dans ce combat qui n’en finit pas contre l’informel…

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