Edito : Zettabytes

Edito : Zettabytes

La course mondiale est en marche pour le contrôle et la maîtrise du «nouveau pétrole», la data. Et la déferlante du big data arrivera beaucoup plus vite que prévu. Ce n’est pas en 2030 ni en 2035 mais bien avant.

Selon les dernières estimations statistiques que se partagent les experts et cabinets mondiaux, en 2024, c’est-à-dire demain, le volume mondial de données, la data, créées, captées, stockées, copiées, transmises et consommées à travers la planète, atteindra le chiffre faramineux de 149 Zettabytes, l’équivalent de 149×1021 pour les matheux ou encore, sous une forme plus conventionnelle, 149.000 milliards de milliards de données. Ce volume représente 15 fois la capacité actuelle de stockage de données des serveurs du monde entier.

A titre de comparaison aussi, c’est 80 fois le volume d’informations échangé à travers le monde en 2010 et 2,5 fois le volume de 2020. Voilà qui renseigne sur la vitesse exponentielle avec laquelle l’humanité et l’économie mondiale sont en train de se numériser. Dans cette course à la nouvelle ressource, les centres de gravité vont inévitablement bouger et les leviers de développement aussi.

Il y a quelques mois, le Maroc avait révélé au monde son nouveau supercalculateur de Benguerir, le plus grand d’Afrique. Le géant mondial d’une autre ressource tout aussi vitale, les phosphates et leurs dérivés, en l’occurrence le groupe marocain OCP, a commencé à opérer une partie de ses activités et transaction sur la blockchain, la marketplace du futur. Au moment où le nouveau modèle de développement a focalisé, certes, sur le numérique comme levier de transformation dans les années à venir, le Maroc sera probablement condamné à aller au-delà car, assurément, la data n’est plus seulement un outil mais véritablement une ressource stratégique à l’échelle planétaire.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *