Editorial

Éditorial

Au-delà des textes juridiques, des programmes électoraux et des ambitions des uns et des autres, les élections c’est aussi un gros investissement budgétaire. Ce sont des millions de dirhams qui sont engagés par les partis politiques, avec l’appui de l’Etat, pour financer leur campagne électorale. Certes, l’on parle trop de la nécessité d’assurer la transparence et l’honnêteté de l’opération électorale, mais il est aussi question de garantir la transparence financière des partis. La loi interdit à chaque candidat de dépasser le plafond de 350.000 DH, mais la réalité est tout autre. Lors des précédentes élections, qui avaient enregistré un taux de participation catastrophique, les pratiques malsaines ont été légion. Certains candidats n’avaient pas hésité, faute de contrôle, de dépasser de loin le plafond qui a été de l’ordre de 250.000 DH. Avec la nouvelle Constitution et le changement auquel aspire tout Marocain, la fraude électorale doit être bannie. En plus des partis et de l’Intérieur, c’est aussi le citoyen qui est concerné par cette lutte.

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