Éditorial

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Les chiffres rendus publics en début de cette semaine par la Banque mondiale au sujet de la jeunesse viennent rappeler, si besoin en est encore, ce triste paradoxe que nous vivons : la jeunesse est en même temps la principale force du pays et la frange la plus délaissée. La preuve, près de 30% des Marocains âgés entre 15 et 29 ans n’ont pas d’emploi et presque 20% ne suivent pas actuellement des études. Ce qui fait que 50% de ces jeunes sont tout simplement à la rue, livrés à leur sort sans aucune perspective ni bagages pour commencer leur vie active. Les répercussions d’une telle situation vont au-delà du danger qu’elle induit quant à la stabilité et la cohésion sociales. Car comment peut-on bâtir l’économie performante que nous voulons en se passant d’une telle force productive ? Comment peut-on construire un projet de société avec des jeunes délaissés et exclus? L’Etat et l’administration ne peuvent pas à eux seuls venir à bout de cette problématique. Toutes les autres composantes ont un rôle à jouer et des obligations dans ce sens. L’entreprise privée doit faire confiance aux jeunes. Les ONG et la société civile doivent les encadrer. Et surtout les jeunes eux-mêmes doivent s’impliquer et ne pas attendre des solutions toutes faites.

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