Editorial

Éditorial

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Dans son discours devant les deux Chambres du Parlement, SM le Roi Mohammed VI a insisté sur le rôle de l’opposition, alors que le Maroc vit un véritable tournant dans son histoire. Grâce à la Constitution de 2011, l’opposition dispose de vrais outils pour assumer pleinement ses responsabilités au Parlement. Mais force est de constater que depuis les élections de novembre 2011, l’opposition peine à s’imposer comme un acteur-clé dans le domaine législatif. Les partis de l’opposition avancent en rangs dispersés quand ils ne sont pas pris dans des guéguerres internes. Vu les enjeux actuels et l’importance des chantiers ouverts, l’opposition ne peut plus ou plutôt n’a plus le droit de rester aux abonnés absents. Il est vrai que cette dernière ne peut pas se substituer au gouvernement, mais elle peut jouer son rôle de contre-pouvoir comme le garantit la nouvelle Constitution. Dans certains pays, il existe des «shadow cabinet» ou gouvernements de l’ombre, formés par l’opposition avec des ministres qui suivent de près le travail des ministres officiels chaque jour en dénonçant au Parlement et dans les médias la moindre dérive. ça peut être une idée à méditer par notre opposition.

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