Editorial

Éditorial

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Personne ne remet en cause les bonnes intentions du ministre de l’équipement et du transport s’agissant de la réforme qu’il veut enclencher dans le secteur. Mais il ne faut pas, non plus, se faire d’illusions : entre le schéma de la réforme tel qu’il se présente sur papier, d’ailleurs très séduisant, et son applicabilité sur le terrain, il y a tout un monde. C’est que le transport routier au Maroc, que ce soit de marchandises ou de voyageurs, est une sorte de carrefour où s’entrecoupent beaucoup de problématiques et de maux. Le secteur souffre d’une accumulation de plus de 40 années de malformations, de mauvaises réformes, de dysfonctionnements… un héritage lourd qui ne sera pas facile à gérer. Si les pouvoirs publics sont décidés à aller jusqu’au bout de leur projet, ils devront mettre, parmi leurs priorités, un pré-requis sans lequel aucune réforme ne peut réussir: la lutte contre la corruption. Ce n’est un secret pour personne : la corruption est omniprésente dans le secteur depuis l’auto-école qui forme les candidats à l’obtention des permis de conduire jusqu’au contrôle sur les routes en passant par les centres d’examen, la gestion des gares routières, les centres de visite technique, etc. Le dernier rapport de l’Instance centrale en dit long sur la question.

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