Editorial

Éditorial : Contrat

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Lors de sa dernière sortie médiatique, le président de la CGEM n’a pas mâché ses mots : le patronat ne fera plus aucune concession sur les salaires si, de l’autre côté, rien n’est fait sur le droit de grève et le code du travail. Par «l’autre côté» il faut entendre évidemment le gouvernement en premier lieu car c’est lui qui a la main sur ces volets qui supposent un processus législatif. Pour le patron des patrons, le gouvernement et, dans une moindre mesure, les partenaires sociaux, notamment les syndicats, n’ont pas respecté l’accord tripartite signé dans le cadre des rounds du dialogue social. Contrairement à la CGEM. Dans le même ordre d’idées et devant un parterre de représentants des médias, le président de la CGEM n’a pas non plus été tendre avec les magistrats à qui il a reproché d’être systématiquement du côté de la cause des employés contre leurs employeurs dans les conflits de travail. D’où son appel à réformer en urgence la législation du travail. C’est d’ailleurs une doléance que le secteur privé remet inlassablement sur la table depuis plusieurs années. Mais aujourd’hui une fenêtre de tir idéale semble s’être ouverte. Le gouvernement a fermement entrepris de lourdes réformes structurantes dans le domaine social et a mis en marche une véritable révolution en matière d’investissement où l’un des acteurs centraux sera inévitablement le secteur privé. Une position que les patrons comptent visiblement bien exploiter… Saâd Benmansour

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